U lacustre, les autorités aggravent les bouchons

Le TCS Genève avait accepté l’installation d’une voie de bus réservée aux transports publics sur le pont du Mont-Blanc à la condition que le trafic du U lacustre soit fluidifié. Les projets en cours ne vont pas dans le bon sens.

 

Actuellement, c’est au quai Gustave-Ador que les choses les plus inquiétantes sont en train de se jouer. Le TCS Genève soutient la création d’une piste cyclable bidirectionnelle sur ce quai, mais en maintenant les voies de circulation existantes et le stationnement longitudinal.

De longues fils d’attente

Le projet officiel veut supprimer 68 places de stationnement pour les voitures et deux places pour les cars, afin d’obtenir deux voies de circulation dans le sens de la sortie de ville. Or, ce n’est pas là que l’on observe les problèmes les plus lancinants; cette mesure est donc contestable. Elle l’est d’autant plus que ce stationnement perdu ne sera pas compensé, alors que ces places ont une réelle utilité dans le quartier.

La multiplication des feux de circulation a toujours un impact négatif sur la fluidité du trafic. Les autorités prévoient l’installation de quatre feux supplémentaires sur le quai Gustave-Ador (rue de la Scie, rue des Pierres-du-Niton, avenue de la Grenade et avenue William-Favre). Leur effet sera nuisible à l’écoulement du trafic et réduira la perméabilité par rapport aux traversées piétonnes et cyclistes. La liaison entre le quartier des Eaux-Vives et les quais ne sera pas simplifiée.

Il convient de relever que les feux engendrent des freinages et des redémarrages augmentant le niveau du bruit, en contradiction avec la volonté exprimée par les autorités de le diminuer. Le sens d’entrée en ville pose quotidiennement des problèmes aux usagers. Cela va s’aggraver dès lors que le projet officiel ne comprend plus une double voie continue: plusieurs présélections à gauche vont l’interrompre. D’autres solutions sont parfaitement réalisables pour éviter ces goulets d’étranglement. À proximité, un autre aménagement contestable a été relevé par le TCS. La suppression de la troisième voie de circulation entre le boulevard Helvétique et la place du Port en direction du pont du Mont-Blanc induira un risque de remontée de files d’attente jusqu’à Frontenex. Le trafic descendant du boulevard Helvétique serait également pénalisé.

Des pistes cyclables mieux conçues

Afin de réduire la distance entre les arbres et les cyclistes, pour éviter d’empiéter sur les voies de circulation, le TCS a proposé en 2014 la pose de grilles cyclables autour des arbres. Cette proposition fait l’objet d’une vaste consultation du Conseil des Déplacements (CODEP), qui a abouti à une solution négociée acceptée par les membres de ce Conseil. Le TCS regrette que cette solution raisonnable ait été abandonnée après l’introduction de la Loi sur une Mobilité Cohérente et Equilibrée (LMCE).

De nos jours, des solutions modernes permettent d’éviter des situations absurdes. Ainsi, la piste cyclable finit à la jonction du quai Gustave-Ador et de celui du Général-Guisan. Un feu donne la priorité aux cyclistes pendant 30 secondes. Or, la plupart du temps, aucun vélo n’est présent. Un simple détecteur à cet endroit supprimerait facilement ces longues attentes inutiles et contribuerait à fluidifier le trafic en direction du pont du Mont-Blanc.

Concernant ce dernier, le TCS préconise la construction d’une passerelle extérieure en amont, afin de revenir à des voies de circulations normales sur le pont. La Ville de Genève doit enfin aménager l’ouvrage qui avait fait l’objet d’un concours de projets
il y a plusieurs années. Le TCS lui-même a primé des concepts de passerelles réalisables sans grands coûts et sans gêne pour les mouvements des bateaux de la CGN.

Peut mieux faire !

Il représente le poumon de la ville et fait battre le cœur des Genevois depuis des années. Reliant la rive droite et la rive gauche, il accueil plus de 70’000 passages par jour. Sur le bien-nommé pont du Mont-Blanc, voitures, poids lourds, 2 roues motorisés, piétons et cyclistes vont et viennent dans un ballet plus ou moins cadencé, dont la chorégraphie a tout intérêt à être révisée avec intelligence et doigté. Voici le bilan de l’essai de piste cyclable sur le pont du Mont-Blanc.

piste cyclable pont du monde blanc

 

Il est d’abord impératif d’envisager enfin sérieusement la création d’une véritable passerelle piétonne accolée au pont, côté jet d’eau. Celle-ci deviendrait un atout marquant pour le tourisme de la ville qui attire chaque année un grand nombre de visiteurs, dont la plupart se révèlent soit piétons et même cyclistes, surtout à l’approche des beaux jours.
En outre, du fait d’un tel trafic sur cet axe névralgique, une amélioration doit être apportée au niveau des quatre points d’accrochage, en amont et en aval des deux rives. Ainsi, une fois la passerelle réalisée, l’actuel trottoir côté lac, large d’environ 3 mètres, serait exclusivement dédié à la circulation cycliste bi-directionnelle. Les vélos – les plus rapides comme les plus lents – pourraient y rouler normalement et de manière continue sur tout le U lacustre.

CRÉATION D’UNE PLATE-FORME SUR LA RIVE DROITE

Actuellement, si un cycliste quitte le pont du Mont-Blanc en direction de la gare Cornavin, il se trouve dans l’obligation de traverser le quai du Mont-Blanc au feu avec les piétons. À cet endroit, ce sont donc des dizaines de personnes à pied ou à vélo qui se retrouvent coincées au même endroit. Pour sécuriser et fluidifier le passage à cet endroit-clé, s’impose la nécessité d’agrandir localement le trottoir existant en créant une plate-forme généreusement dimensionnée, plus ou moins au-dessus du ponton flottant actuel.

PASSAGES CYCLISTES SOUS LE PONT

Pour les cyclistes circulant du quai du Mont-Blanc en direction du quai des Bergues, il serait judicieux d’élargir le ponton flottant sous le pont, actuellement destiné aux piétons, voire d’en créer un nouveau exclusivement destiné aux 2 roues. Outre le maintien d’une bonne fluidité pour le trafic automobile, cette solution permettrait aux piétons comme aux cyclistes de passer tranquillement et sans perte de temps. À noter qu’une solution comparable doit également être étudiée pour passer sous le pont en rive gauche.

ÉVITER L’HORLOGE FLEURIE

Pour les cyclistes allant du quai Gustave Ador en direction du pont, la solution idéale consiste à les faire traverser le Jardin Anglais, non pas au bord du lac mais en longeant le quai Général-Guisan, sous les arbres, puis en empruntant une voie dédiée aux 2 roues à créer entre l’arrière de l’Horloge Fleurie et le restaurant attenant.
Du côté de ce site fort prisé des touristes amateurs de selfies – et donc de pauses prolongées rendant le passage aléatoire, voire dangereux –, ce nouvel aménagement est indispensable pour assurer la sécurité des uns et des autres et garantir l’accès des cyclistes au pont du Mont-Blanc.
Les idées existent donc et, pour beaucoup, les intentions sont là. Reste à s’assurer de la volonté et de l’engagement du canton et de la Ville de Genève, puis à évaluer rapidement un chiffrage des travaux à venir. Une affaire à suivre, et pas seulement par les amateurs de la petite reine…

 

Bilan de l’essai piste cyclable sur le pont du Mont-Blanc: peut mieux faire.

Il représente le poumon de la ville et fait battre le coeur des Genevois depuis des années. Reliant la rive droite et la rive gauche, il accueille plus de 70 000 passages par jour. Sur le bien-nommé pont du Mont-Blanc, voitures, poids lourds, 2 roues motorisés, piétons et cyclistes vont et viennent dans un ballet plus ou moins cadencé, dont la chorégraphie a tout intérêt à être révisée avec intelligence et doigté.

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Il est d’abord impératif d’envisager enfin sérieusement la création d’une véritable passerelle piétonne accollée au pont, côté jet d’eau. Celle-ci deviendrait un atout marquant pour le tourisme de la ville qui attire chaque année un grand nombre de visiteurs, dont la plupart se révèlent soit piétons et même cyclistes, surtout à l’approche des beaux jours.
En outre, du fait d’un tel trafic sur cet axe névralgique, une amélioration doit être apportée au niveau des quatre points d’accrochage, en amont et en aval des deux rives. Ainsi, une fois la passerelle réalisée, l’actuel trottoir côté lac, large d’environ 3 mètres, serait exclusivement dédié à la circulation cycliste bi-directionnelle. Les vélos – les plus rapides comme les plus lents – pourraient y rouler normalement et de manière continue sur tout le U lacustre.

CRÉATION D’UNE PLATE-FORME SUR LA RIVE DROITE

Actuellement, si un cycliste quitte le pont du Mont-Blanc en direction de la gare Cornavin, il se trouve dans l’obligation de traverser le quai du Mont-Blanc au feu avec les piétons. À cet endroit, ce sont donc des dizaines de personnes à pied ou à vélo qui se retrouvent coincées au même endroit. Pour sécuriser et fluidifier le passage à cet endroit-clé, s’impose la nécessité d’agrandir localement le trottoir existant en créant une
plate-forme généreusement dimensionnée, plus ou moins au-dessus du ponton flottant actuel.

PASSAGES CYCLISTES SOUS LE PONT

Pour les cyclistes circulant du quai du Mont-Blanc en direction du quai des Bergues, il serait judicieux d’élargir le ponton flottant sous le pont, actuellement destiné aux piétons, voire d’en créer un nouveau exclusivement destiné aux 2 roues. Outre le maintien d’une bonne fluidité pour le trafic automobile, cette solution permettrait aux piétons comme aux cyclistes de passer tranquillement et sans perte de temps. À noter qu’une solution comparable doit également être étudiée pour passer sous le pont en rive gauche.

ÉVITER L’HORLOGE FLEURIE

Pour les cyclistes allant du quai Gustave Ador en direction du pont, la solution idéale consiste à les faire traverser le Jardin Anglais, non pas au bord du lac mais en longeant le quai Général-Guisan, sous les arbres, puis en empruntant une voie dédiée aux 2 roues à créer entre l’arrière de l’Horloge Fleurie et le restaurant attenant. Du côté de ce site fort prisé des touristes amateurs de selfies – et donc de pauses prolongées rendant le passage aléatoire, voire dangereux –, ce nouvel aménagement est indispensable pour assurer la sécurité des uns et des autres et garantir l’accès des cyclistes au pont du Mont-Blanc.
Les idées existent donc et, pour beaucoup, les intentions sont là. Reste à s’assurer de la volonté et de l’engagement du canton et de la Ville de Genève, puis à évaluer rapidement un chiffrage des travaux à venir. Une affaire à suivre, et pas seulement par les amateurs de la petite reine…
Catherine Delaby


Les encombrements routiers vont-ils s’étendre à l’eau et à l’air?

Un recours plus systématique à l’espace aérien est-il la solution à l’engorgement des transports terrestres ou cela ne ferait-il que déplacer le problème?

 

Dans les années 60, le début de l’emballement de l’économie après la stagnation induite par les conflits mondiaux a entraîné rapidement de nouveaux besoins de mobilité et, dans la foulée, d’aménagements et de réglementations. Mais à Genève on roulait encore bien et stationnait itou jusqu’à l’arrivée des sens interdits, présélections, feux rouges et signaux stop à tous les coins de rue, zones 50, 40, 30, 20, parcomètres sans parler des interdictions diverses.

Puis sont venus, avec l’augmentation des besoins, les vrais encombrements et les gros risques, mesures et contraintes de plus en plus nombreuses à la clé. C’est resté à peu près «supportable» jusqu’à la fin du XXe siècle. Aujourd’hui, de l’avis quasi général, cela commence à ne plus l’être, du moins à certaines heures, et le moindre grain de sable — accident dans un tunnel d’autoroute ou tram bloqué à un carrefour par exemple — a des répercussions aux effets catastrophiques.

Face à cette évolution, dont cette revue se fait régulièrement l’écho, diverses mesures tendent et tendront à fluidifier la circulation en jouant essentiellement sur le volume et l’organisation.

À témoin notamment l’essai qui va être tenté de réduire le trafic transfrontalier par la création de nouveaux parkings d’échange, l’amélioration de la desserte des transports publics, l’encouragement du covoiturage et l’on en passe, comme l’aménagement des horaires de travail voire d’école. Et peut-être, pour demain, des transports rendus plus rationnels par des véhicules autonomes capables de se charger de plusieurs missions successives au bénéfice d’utilisateurs différents. Mais tout cela fait partie d’une perspective presque classique dès lors qu’elle recourt à la voirie terrestre. Tout autre est celle de reporter sur l’air et sur l’eau une partie du trafic. Et de ses encombrements? Quelques indices pourraient le laisser supposer.

Sur l’eau
Si les grands cours d’eau et les mers sont largement utilisés pour des transports de toute nature, nos lacs sont plutôt dévolus à la navigation de plaisance. Le Léman ne fait pas exception, hormis les navettes de la CGN permettant ici ou là un trafic transfrontalier qui décharge la route de quelques centaines de véhicules par jour. À Genève, la traversée du lac n’y changerait rien puisque, jusqu’à preuve du contraire, il s’agirait d’un pont ou d’un tunnel… et non d’un bac ou d’un «sous-marin» TPG (pourquoi pas, d’ailleurs?!). Mais voici que, comme nous l’apprenait la Tribune de Genève du 11 décembre, est née l’idée de mettre en service des bateaux-taxis électriques «volants» (canots à «foils»). Ambitieuse, SeaBubbles, une PME créée à Paris par des gens de la mer, s’apprêterait à s’installer dans des bureaux genevois.

Elle est à la recherche de fonds et de collaborations pour mener à bien un projet lémanique après une période de tests, actuellement en cours à Vidy. Ailleurs elle développe aussi des bateaux-navettes et… un modèle d’embarcation à pilotage autonome. Alors que les autorités françaises ont refusé à cette société la modeste aide financière de 200 000 € qu’elle sollicitait d’une agence gouvernementale au titre de crédit d’étude pour le transport fluvial, le Département genevois de l’environnement, des transports et de l’agriculture dirigé par Luc Barthassat a constitué un groupe de travail pour accompagner le projet. Aucune subvention, mais la volonté de «se donner les moyens de mesurer l’intérêt d’une telle innovation en matière de transport». À suivre, donc.

Dans l’air
Là, l’avenir s’avère nettement plus enchevêtré, voire problématique…
Florilège au travers de réalités du moment, de projets et de rêves plus ou moins cauchemardesques.
On le sait, l’évolution annoncée du nombre de passagers et donc de vols à l’aéroport de Cointrin ne manque pas d’inquiéter. Constitués en associations distinctes, riverains et communes (genevoises, vaudoises et françaises) font preuve de vigilance et parfois d’activisme.
Au travers du Plan sectoriel d’infrastructure aéronautique (PSIA), les autorités cantonales et fédérales se disent attentives et se veulent rassurantes, tablant sur des avions à la fois plus gros et moins bruyants. Reste le débat permanent relatif aux plages d’activité, avec en point de mire la tranche la plus délicate, entre 22-24 h.

Alors que le transport aérien «low cost» a fait exploser le nombre des vols, on a lu qu’après Zurich et Londres une société s’intéressait
à Genève avec un concept de forfait permettant de voler à gogo et de bénéficier de formalités moins longues et moins fastidieuses, et donc moins dissuasives, dans des terminaux privés.

Attractive sans doute pour certains voyageurs, la formule ne manquerait pas d’ajouter quelques décollages et atterrissages à un environnement quasi saturé. Et voici qu’en réponse aux encombrements terrestres, des petits malins — et pas des moindres puisque Airbus et Italdesign sont en piste — développent un concept de voiture mixte, mi-roulante mi-volante, autonome évidemment et capable de changer de mode dans des stations ad hoc. Vous en voulez encore? On a appris en novembre qu’Uber, qui a déjà commandé à Volvo des milliers de voitures autonomes, fait désormais équipe avec la Nasa pour développer des taxis volants. Ces véhicules à décollage et atterrissage vertical devraient, selon un communiqué, être beaucoup plus silencieux, plus sûrs et plus respectueux de l’environnement qu’un hélicoptère. Et un trajet par la voie des airs ne coûterait guère plus qu’une course ordinaire

Tout cela a fait dire récemment au grand spécialiste qu’est Jörg Beckmann (vice-directeur du TCS, directeur de l’Académie de la mobilité et directeur de Swiss eMobility) qu’à la fin du siècle nous voyagerons sur des «autoroutes aériennes» (Coopération du 3 janvier). Mais l’encombrement futur du ciel ne s’arrête pas là. Les drones commencent à pulluler, qu’il s’agisse de jouets, d’auxiliaires pour l’agriculture, l’armée, la police ou autres formations dévolues à la sécurité. Quelque 100 000 Suisses en posséderaient déjà un, assez pour que le TCS décide, en collaboration avec la Fédération suisse des drones civils, de proposer des cours de pilotage de quatre niveaux, du débutant au professionnel. Bien utile sans doute quand on sait qu’en septembre dernier un de ces engins s’est trouvé sur la trajectoire d’un hélicoptère de la Rega, volant plus bas que d’habitude en raison du plafond nuageux, et qu’une catastrophe n’a été évitée que de justesse…

À titre d’anecdote, on terminera cet inventaire sans doute non exhaustif avec le projet réalisé par Elon Musk d’envoyer une Tesla rouge dans l’orbite de Mars, où elle pourrait rester «très longtemps». Jusqu’à ce que les premiers colons de la planète rouge n’aillent à leur tour encombrer son ciel?

L’étage oublié
Revenons sur Terre et même à Genève pour se demander si, demain, notre ciel ne risque pas d’hériter des perturbations terrestres. Même si ces nouveaux engins seront parfaitement autonomes et ne nécessiteront pas des feux rouges et des policiers volants, leur multiplication nécessitera un nouvel échelon de régulation et de réglementation. Tout cela parce que, dans nos villes s’étendant au point de constituer bientôt de vastes agglomérations comme l’arc lémanique, on n’a pas été fichu de concevoir à temps un réseau de transport souterrain et extensible! On peut aimer ou non le métro parisien (par exemple), mais ceux qui le pratiquent même comme touristes savent qu’il les amène en un temps record à quelques minutes de n’importe quelle destination de la vaste capitale voire de ses environs.

Las! Notre propre sous-sol est littéralement truffé aujourd’hui de gaines, canalisations et dispositifs qui imposeraient de construire des tubes si profonds que les coûts en seraient décuplés. Sans compter que, faute d’avoir été commencée à temps et progressivement étendue comme partout ailleurs, la construction d’un réseau de métro prendrait des décennies.

Gouverner c’est prévoir, dit-on. Force est de constater qu’en matière de mobilité notamment on n’a pas prévu grand-chose et qu’à coups de palliatifs on ne prépare peut-être pas vraiment l’avenir!

Didier Fleck

Immersion avec la Patrouille du TCS

Découvrez le métier de patrouilleur lors d’une journée de froid glacial.

Qui dit neige à Genève, dit chaos sur les routes. Compte tenu des conditions météorologiques, ces derniers jours ont été particulièrement intenses et éprouvants pour nos patrouilleurs. Outre la difficulté de circuler dans le canton, ils ont dû faire face à une avalanche d’appels, prolongeant souvent leur journée de travail de plusieurs heures. J’ai eu la chance de pouvoir rejoindre l’un d’eux dans la célèbre voiture jaune du Touring Club Suisse.

 

patrouille tcs

 

A peine le temps de me présenter que le premier signalement de panne nous parvient sur l’écran de bord du véhicule. L’information transmise par le membre sur la panne mentionne uniquement que « la voiture ne démarre plus ».

Je suis perplexe mais je vois que cela ne trouble pas notre patrouilleur. En une vingtaine de minutes, nous voilà arrivés sur le lieu de la panne.

 

patrouille tcs intervention
Il ne faudra que quelques secondes pour que le diagnostic tombe : un tuyau a cédé à cause du gel. Je prête l’oreille à l’explication du membre fâché ; apparemment son amie aurait mis de l’eau la veille au soir dans le circuit de refroidissement, et à de telles températures, le tout à gelé. Les dégâts sont trop importants pour être réparés sur place, le véhicule doit être remorqué vers un atelier de réparation.

 

intervention patrouille tcs
A peine remontés en voiture, nous recevons un deuxième signalement. Cette fois, il est précisé que la batterie ne semble plus fonctionner et qu’un pontage serait nécessaire. Malgré la dizaine de centimètres de neige sur la route, nous arrivons en 15 minutes sur place.

Equipé d’un testeur de batterie, notre dépanneur analyse l’état de celle-ci et imprime un rapport qu’il donne directement au membre, avec les recommandations à prendre en compte. Il ne s’agit ici que d’un petit « coup de froid » qui se règle sur place. Comme dans 80% des cas de panne, le client peut repartir directement avec son véhicule…et son sourire.

 

intervention patrouille tcs

 

Les trois signalements de pannes qui suivent concernent eux-aussi des batteries à plat. Normal ! C’est « la panne la plus courante durant la période hivernale » me dit le patrouilleur. J’ai moi-même déjà expérimenté cette panne plusieurs fois avec mon scooter. Il ne nous reste plus qu’à remonter en voiture et poursuivre notre route !

Au total, ce sont 14 patrouilleurs sur un effectif de 23 qui sillonnent les rues du canton en permanence. Quotidiennement, chacun d’entre eux résout en moyenne 9 à 10 pannes, en effectuant plus de 120 kilomètres. La durée sur place varie entre 15 minutes à 1 heure suivant la complexité du cas. Bien que leur mission principale soit avant tout de résoudre un problème sur un véhicule et de garantir la mobilité, l’aspect social est un point primordial dans la profession. Ils doivent être capable de réagir et s’adapter à chaque client, qu’il soit mécontent, ou tout simplement désemparé. Notre patrouilleur affirme par ailleurs « qu’aucune journée ne se ressemble », ce qui le motive d’autant plus dans son travail.

Si le métier vous intéresse ou que vous souhaitez en apprendre davantage sur les patrouilleurs rendez-nous visite sur notre stand au Salon de l’automobile de Genève. Un patrouilleur sera sur place pour parler de son métier. Il sera d’ailleurs possible d’observer la voiture de patrouille de près et d’en voir les différents éléments qui la composent.

Nicolas Pollacchi


 

Pétition en faveur des deux-roues motorisés

Le TCS Genève dépose sa pétition pour « le maintien de la tolérance en matière de stationnement des deux-roues motorisés sur les trottoirs » avec plus de 5’000 signatures.

 

Pétition stationnement deux-roues motorisés

 

La section genevoise du TCS, avec le soutien de la NODE (Nouvelle Organisation des Entreprises) et de l’association RouteGenève, a déposé aujourd’hui une pétition munie de 5’044 signatures. Celle-ci demande le maintien de la tolérance en matière de stationnement des deux-roues motorisés, à la condition que subsiste un espace d’au-moins 1,5 mètre pour le passage des piétons. Elle a été déposée simultanément aux secrétariats du Grand-Conseil et du Conseil d’Etat.

Le TCS se base sur les arguments suivants :

  • Genève est la ville la plus encombrée de Suisse et très mal classée sur le plan mondial en prenant en compte la mesure du temps à l’arrêt par les GPS embarqués ;
  • dans ce contexte, l’Etat doit favoriser l’utilisation des roues-motorisés, qui occupent moins d’espace sur la voirie et diminuent les bouchons journaliers considérables existants ;
  • le nombre de places de stationnement disponibles pour ces véhicules n’est que d’environ 8’500 alors qu’ils sont 55’000 immatriculés à Genève et bien plus en comptant ceux venant de l’extérieur du canton mais y circulant ;
  • la politique de la Ville de Genève et des communes suburbaines consiste à agrandir les trottoirs au détriment des places de stationnement et des voies de circulation ;
  • la tolérance permettant aux deux-roues motorisés de stationner sur les trottoirs à la condition que subsiste un espace d’au-moins 1,5 mètre pour les piétons s’impose comme une évidence et une mesure de bon sens élémentaire ;
  •  l’article 41 al. 1 bis de l’Ordonnance sur les règles de la circulation routière dispose que des signaux peuvent autoriser expressément d’autres véhicules que les vélos à stationner sur les trottoirs, à condition que subsiste toujours un espace d’au moins 1,5 mètre pour les piétons ;
  • de tels signaux n’existent toutefois pas en Suisse (Code suisse de la circulation routière commenté Bussy & Rusconi, 4ème éd. 2015, n. 1.1.2 ad art. 41 OCR), ne permettant ainsi pas de formaliser l’autorisation prévue par la loi ;
  • dans ces circonstances, la tolérance pratiquée jusqu’à ce jour est parfaitement légale, comme l’a d’ailleurs confirmé l’Office fédéral des routes.

A Copenhague, un pont tunnel pour aller en Suède

Pont ou tunnel? Pour la traversée du lac, le comité consultatif a opté pour un franchissement aérien du Léman afin de boucler le contournement autoroutier de Genève. Cette option offre une diversité de variantes sous forme d’emprises souterraines  aux rives avec une émergence plus ou moins éloignée. Comment l’imaginer? Pour y répondre, nous nous sommes rendus au nord de l’Europe au Danemark, et plus précisément à Copenhague. Tour d’horizon.

VOYAGE AU-DESSUS DE L’EAU…

Depuis le 1er juillet 2000, vous pouvez vous rendre du Danemark en Suède par un pont. Portant le nom d’Øresundbron, cet ouvrage relie la capitale danoise à la ville suédoise de Malmö. C’est le symbole par excellence des liens nordiques entre le continent européen et la péninsule scandinave. Une curiosité technologique et architecturale qui permet de voyager non seulement au-dessus de l’eau, mais aussi sous terre. Un mariage du plus bel effet!

… MAIS AUSSI SOUS TERRE

En effet, ce pont extraordinaire, qui s’étend sur près de 8 km, rejoint une île artificielle où il devient un tunnel sous-marin d’une longueur de 4 km. Le pont de l’Øresundbron a été conçu par l’architecte danois Georg KS Rotne. Il se distingue par son tablier suspendu à des haubans mais aussi par sa longueur, soit 7845 m dont 1092 suspendus au moyen de 160 câbles. Il comporte une autoroute à double voie et une ligne de chemin de fer. Dans les faits, l’infrastructure de ce pont suspendu part de Malmö et rejoint l’île artificielle de Peberholm aménagée dans le détroit de l’Øresund. C’est au bout de cette île que l’ouvrage s’enfonce alors sous un bras de mer dans la portion du tunnel qui débouche à Copenhague. Le tunnel de Drogden fait 7 km de longueur, dont 3510 m sous l’eau et 270 m de rampes d’accès. Un pont de cette envergure et un peu de cette audace auraient l’avantage de donner à Genève une nouvelle dimension. Une façon spectaculaire d’entrer de plain-pied dans le XXIe siècle, à l’image du projet dessiné par l’architecte Santiago Calatrava, qui cumule les avantages de ces deux types de traversées. Imaginons enfin une mémorable inauguration avec une belle course à la clé! Pourquoi ne pas offrir un écrin pareil au Marathon de Genève?

Robin Bleeker


Philippe Chevalier « Je parcours 80 à 100 km par jour avec mon vélo électrique

Dans l’entrée du restaurant «Chez Philippe», juste à côté de l’ascenseur et d’un football de table trône «le» véhicule. Philippe Chevrier termine une séance de coordination et nous rejoint.

ET SI NOUS PARLIONS DE MOBILITÉ…

Je suis heureux ! Cela fait deux mois et demi que je roule en vélo électrique. J’ai déjà fait 1500 km. J’ai choisi la marque suisse Stromer. Avec lui, je peux parcourir 80 à 100 km chaque jour, ce que je ne ferais jamais avec un vélo normal. Pour moi c’est un moyen de transport fantastique.

EST-CE QUE VOUS L’UTILISEZ TOUT LE TEMPS?

Quand je finis, le soir, c’est souvent assez tard, minuit, une heure. Pour rentrer à la maison, je dois faire 17 km et j’adore ce moment passé à vélo. Je m’oxygène, et me fais du bien, sans trop d’effort.

GENÈVE EST-IL UN CANTON ADAPTÉ?

Je trouve qu’il y a beaucoup de pistes cyclables. Certaines sont dangereuses. Quand elles sont placées entre le trottoir et les voitures, il faut être très attentif et très prudent, une portière peut s’ouvrir soudainement. Mais nous sommes bien fournis et avec ma compagne nous sommes devenus très branchés vélo. Nous avons acheté un «cargo» avec une sorte de benne pour mettre notre fils de deux ans et demi, il adore. Grâce aux batteries, l’autonomie est suffisante. Si je ne roule pas à fond, je peux parcourir 160 km, mais il faut pédaler assez fort.

ET LES AUTRES MOYENS DE TRANSPORT?

J’adore les voitures. Elles font partie de mes loisirs. J’adore aussi aller au Salon de l’Auto. J’aime la beauté des formes et je suis épaté par tout le système économique qui est derrière cette industrie. C’est fascinant de voir tout ce qui arrive sur le marché, il y a une prise de conscience extraordinaire.

J’étais aux 24 Heures du Mans cette année, le bruit des voitures de course a changé, les motorisations hybrides sont omniprésentes. Pour tous les jours, quelque chose a évolué, c’est dans l’air du temps. En ce qui concerne la pollution, on accuse un peu trop la voiture, il n’y a pas que ça. Dans le futur, comme en compétition, il n’y aura plus les sonorités des moteurs, cela sera compensé par des lignes incroyables, comme celles de la Mission E, prototype de voiture électrique sportive que Porsche a présenté. La mobilité électrique avance, je suis en train de réfléchir à installer une borne à Châteauvieux. Il faudra faire ce genre de choses, puisque dans cet établissement, on peut rester pour dormir, donc il faudra offrir la possibilité de recharger une voiture électrique.

SUR LE PLAN DE LA MOBILITÉ, QU’EST-CE QUI VOUS ÉNERVE?

La traversée du lac. Depuis le temps qu’on en parle, on devrait déjà l’avoir depuis longtemps, et elle serait quasiment payée! Avec un pont, on pourrait faire quelque chose de très beau. Sinon, je trouve que nous sommes bien servis, avec un réseau de transports publics complet, beaucoup de trams.

Gil Egger


Formation à la conduite

DES MESURES SUR-MESURE
Le TCS soutient la conduite anticipée. Dès l’âge de 17 ans, il serait donc possible de demander le permis d’élève conducteur et de commencer les cours de conduite accompagnée. Il est également envisagé que le temps maximum entre le cours de perfectionnement obligatoire (cours 2 phases) et la réussite de l’examen pratique passe de 3 ans à 6 mois. L’accès direct à la conduite de motos (+125 cm3) serait supprimé. La Suisse se calquerait donc sur le processus européen.

NON AUX MESURES COMPLIQUÉES
En revanche, nous rejetons les idées suivantes :

  • les 2h de cours obligatoire pour faire des exercices de freinage et de conduite écologique. Ces heures séparées des autres n’ont pas de sens et engendreraient de plus un surcoût astronomique. D’autant plus que la conduite dite «écologique» comme les freinages font partie des apprentissages couramment dispensés.
  • l’exigence d’attester d’une expérience de conduite accompagnée de douze mois pour les jeunes de moins de 25 ans avant l’examen pratique.
  • l’autorisation de conduire une voiture à boîte manuelle laissée aux personnes ayant passé l’examen pratique avec un véhicule à boîte automatique.

Autant dire que le sujet est chaud et qu’il n’a pas fini de faire couler de l’encre… Et vous qu’en pensez-vous ?


Une initiation à la course d’orientation

Course d'orientation avec le CERN

Carte postale de la course d’orientation organisée en coopération avec le CERN par le groupe de travail « Tourisme et Loisirs ».

Ce samedi 4 novembre, nous avons eu le plaisir d’accueillir 10 familles pour un moment de partage et d’apprentissage…

Ne pas perdre le nord, repérer le point de départ, analyser les obstacles du terrain… Grâce aux explications de Benoit et Jean-Bernard, nos sympathiques instructeurs du Club d’orientation du CERN, une vingtaine d’enfants et leurs parents se sont initiés à ce sport de nature qui sollicite à la fois les jambes et la tête. Des plus petits aux ados, tous se sont pris au jeu et sont parvenus à trouver les balises disséminées dans les bois. Une jolie expérience qui a sans doute donné à certains l’envie de se mettre à la course d’orientation.


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