Les Cours Juniors

Simulation d’un accident avec un cycliste. C’est notre commission Sécurité et Prévention qui est l’initiatrice de ce cours.

Le vendredi 27 octobre s’est terminé le dernier Cours juniors de l’année 2017. 35 jeunes se sont préparés notamment à l’examen théorique qu’ils passeront le mercredi 1er novembre au Service cantonal des véhicules.

Le Cours juniors permet aux jeunes de 16 à 21 ans de se préparer intensivement à l’examen théorique, tout en apprenant des bases de la conduite et comment se comporter dans certaines situations.


 

Une journée à Soleure

Soleure

Carte postale illustrant notre journée organisée par Isabelle Ferrari et Sylvia Graa, membres du groupe « Tourisme et Loisirs ».

Soleure s’est parée de ses plus beaux atouts pour nous recevoir en ce samedi matin du 14 octobre 2017. Le marché était animé dans les pittoresques ruelles de la dite « plus belle ville baroque de Suisse ». Et je vous le confirme, Soleure mérite ce qualificatif. Une splendide lumière d’automne, nous a accompagnée tout au long de la journée. Nos deux guides Hans-Peter Mathis et Susanne Imhof nous ont conté l’histoire de Soleure. Nous avons déjeuné au Zunfthaus zu Wirthen.

L’après-midi, la visite a continué aux gorges de Sainte Vérène. Après un échange avec l’ermite Michael Daum, notre journée s’est terminée autour de la Solothurner Torte (que je vous conseille) au restaurant « Einsiedelei« .


Une balade à vélo, faune et flore

Balade à vélo entre faune et flore

Carte postale de notre sortie à vélo organisée par le groupe Cyclotourisme. Dimanche, le 15 octobre 2017.

Nous étions une vingtaine en vélo route, VTT, vélo électrique de 20 à 77 ans a avoir pu profiter du parcours imaginé et encadré par Tania, Philippe et Nicolas.

Notre parcours dans les grandes lignes comportait les étapes suivantes :

  • Gustave-Ador
  • Bellevue
  • Versoix
  • Mies
  • Chavannes-de-Bogis
  • Chavannes-des-Bois
  • Richelien
  • Collex-Bossy
  • Chambesy
Balade à vélo

Un arrêt a été fait au parc animalier de Challandes. Certains d’entre-nous ne connaissaient pas ce parc, c’était donc une belle surprise.

La Course de côte de Verbois

Les membres du groupe Patrouilles-événements se sont rendus au barrage de Verbois à Russin pour admirer la traditionnelle Course de Côte de Verbois (14-15 octobre 2017) organisée par le Norton Sport Club de Genève ( lien facebook ). Les pilotes nous ont fait la démonstration de leur talent. Nous en avons profité pour récolter les signatures pour la pétition «Non à l’interdiction de stationner pour les deux-roues motorisés à Genève ». 709 personnes ont signé la pétition ces deux jours.

A bientôt pour de nouvelles cartes postales.

 

Course de Cote de Verbois

Voici le n°47, Luc Bonfils. La photographie a été prise par Marker Franck.

 

Les routes du futur seront-elle toutes piézoélectriques ?

La piézoélectricité, vous connaissez? C’est la propriété que possèdent certains corps de se polariser électriquement lorsqu’ils subissent une contrainte mécanique… autrement dit: quand on presse dessus. Il vous est peut-être même déjà arrivé d’expérimenter ce phénomène, en utilisant une cuisinière à gaz par exemple. En appuyant sur le bouton d’allumage, on produit une tension électrique qui se décharge d’un seul coup sous forme d’étincelle. C’est de la piézoélectricité et son potentiel est énorme!

DE LA PISTE DE DANSE À L’AUTOROUTE
Un des premiers à l’avoir compris, c’est Daan Roosegaarde, un artiste Néerlandais féru d’innovations technologiques, d’autant plus si elles s’inscrivent dans la durabilité. En 2008, une année après avoir fondé Studio Roosegaarde, un bureau de design expérimental, il crée Club Watt, une discothèque dont le dancefloor récupère l’énergie des pas des danseurs et la transforme en électricité pour éclairer la salle. L’installation fait grand bruit et encourage son créateur à multiplier les projets, notamment en élargissant son champ d’action au trafic routier.

Imaginez qu’on applique ce principe à tous les lieux fréquentés, du supermarché aux gares et aéroports, aux routes, pistes cyclables et pourquoi pas, aux parcours Vita! Ces lieux publics et voies de communication seraient directement illuminés grâce à l’énergie produite par leurs usagers, au moment strict où ces derniers en ont besoin. Car voilà tout l’intérêt de ce concept, l’énergie produite par l’utilisateur, comme l’envisage Roosegaarde, sert directement à éclairer la portion de route ou la zone élargie sur laquelle il se déplace. Sans présence, sans force exercée sur les cellules, les lampadaires demeurent éteints. Si les cellules piézoélectriques venaient à se répandre, il n’y aurait plus de tunnels illuminés 24 heures sur 24 ou de ruelles désertes éclairées dans le vide. Mieux encore, le surplus d’électricité généré par le système serait directement réinjecté dans le réseau pour alimenter les villes alentours. Cerise sur le gâteau, Daan Roosegaarde a même imaginé coupler piézoélectricité et force du vent en semant de mini éoliennes le long des autoroutes, mais également à intégrer des peintures thermiques à la chaussée pour alerter le conducteur en cas de verglas via de larges flocons phosphorescents incrustés sur la route.

DES DOS D’ÂNE PIÉZOÉLECTRIQUES
Les formidables perspectives de la piézoélectricité ont motivé d’autres entreprises que le Studio Roosegaarde à investir dans le domaine. Ainsi, en Italie, la start-up lombarde Underground Power a été plusieurs fois récompensée pour la création de ralentisseurs piézoélectriques.

La structure, baptisée Lybra, intègre des cellules ultra-résistantes qui se placent en amont de ralentisseurs, de croisements où de giratoires fréquentés. Ces cellules récupèrent l’énergie dégagée par les véhicules en forte décélération, énergie qui est ensuite transformée en électricité.

Après dix ans de recherches et de tests, les six premiers modèles devraient être installés prochainement à Concorezzo en Italie, sur la route qui relie Monza à Trezzo. Underground Power estime que s’il est situé dans un tronçon fortement fréquenté, comme une zone de péages ou une sortie d’autoroute, un ralentisseur pourrait générer jusqu’à 100 000 kWh par an, soit exactement la quantité d’énergie produite par 19 tonnes de pétrole. De quoi couvrir les besoins en électricité de près de 40 ménages.

Autre pionnière de la piézoélectricité, l’entreprise Innowattech qui a développé et testé un système similaire sur des tronçons routiers étendus. Selon cette société israélienne, une portion d’autoroute de 1 km équipée de cellules piézoélectriques pourrait, à elle seule, produire près de 200 kWh/h, à la condition d’enregistrer un trafic minimum moyen de 600 véhicules par heure roulant à plus de 72 km/h.

UNE SOLUTION DURABLE À DÉVELOPPER
Les chaussées piézoélectriques, à l’instar des routes solaires, semblent avoir encore de la peine à convaincre les collectivités, qui s’interrogent sur le rendement réel et la résistance des équipements,bien que les premiers essais soient plutôt concluants. Il faudra donc s’armer de patience, mais on peut avoir bon espoir que ces routes du futur trouvent leur place dans le paysage urbain de demain.

Leila Rölli


Bosphore, un troisième pont pour soulager Istanbul

Le 25 août 2016, la Turquie a inauguré un troisième pont sur le Bosphore afin de soulager le trafic de la mégapole Istanbul. Des Genevois ont participé à sa conception. Depuis l’été dernier la Turquie est au centre d’un grand nombre de discussions. Mais en termes de mobilité, c’est l’inauguration du troisième pont sur le Bosphore au nord d’Istanbul qui attire notre attention. Ce pont est une pièce maîtresse d’un méga-projet autoroutier de 150 km Anatolie-Europe censé décongestionner Istanbul, métropole de 18 millions d’habitants qui suffoque. «Le pont va soulager le trafic (à Istanbul) de 30% et alléger la pression sur les deux autres ponts du Bosphore», a affirmé à l’AFP le ministre turc des Transports Ahmet Arslan.

FLUIDIFIER LE TRAFIC AUTOMOBILE

Les autorités turques soulignent qu’il va permettre de fluidifier le trafic automobile de la région d’Istanbul, notoirement cauchemardesque. Il servirait notamment de voie de contournement pour le transport des marchandises entre l’Europe et l’Asie.
Le troisième pont sur le Bosphore a une structure hybride – il est à la fois suspendu et haubané – «très originale» puisqu’aucun pont de ce genre n’a été construit dans le monde depuis le XIXe siècle et le célèbre pont de Brooklyn.
Aux avant-postes de l’imposant projet figure le bureau genevois T-Ingénierie, qui a dessiné et planifié cet ouvrage battant plusieurs records. Avec sa portée de 1408 mètres, le pont suspendu est le plus long du monde.
À l’instar du pont de Brooklyn, la travée principale est partiellement suspendue aux pylônes par des haubans et aux câbles principaux par des suspentes. L’ouvrage, qui inclut huit voies pour la circulation automobile deux voies ferrées et deux trottoirs latéraux destinés aux piétons, est une véritable prouesse urbanistique. Pour ce projet, le bureau genevois a associé deux ingénieurs de renom: le Suisse Jean-François Klein et le Français Michel Virlogeux, qui a entre autres choses conçu le Viaduc de Millau et le Pont de Normandie. «C’était une expérience extraordinaire. Il est très rare de pouvoir réaliser un tel projet d’A à Z, de la conception à l’exécution finale», a souligné l’ingénieur vaudois.

EXEMPLE À SUIVRE

Genève serait bien inspirée de prendre exemple sur ce projet. Cela permettrait ainsi de donner raison à Maurice Turrettini, président du Salon international de l’automobile de Genève, qui imagine pour le jour d’inauguration du Salon en 2037 un défilé de voitures sur le futur pont haubané de la rade pour se rendre à Palexpo

Robin Bleeker


Les accros du vélo sillonnent le canton

Philipp Krick a créé sa cyclomessagerie voici vingt-quatre ans.

kirck messagerie

QU’EST-CE QUI A CHANGÉ DEPUIS VOS DÉBUTS?
La manière assez latine de conduire reste la même en ce qui concerne les automobilistes. Mais aujourd’hui les mauvais comportements viennent des cyclistes, qui sont plus nombreux. Et je trouve que les transports publics n’ont pas progressé. ils sont compliqués, lents, pas fiables. Pour les cyclistes, les aménagements ne sont pas toujours judicieux, les pistes cyclables se terminent par endroit en piège. À Genève, les vélos sont souvent sur les trottoirs, on ne voit pas ça ailleurs. Il y a aussi les vélos électriques ; malheureusement, ceux qui les utilisent montrent la plupart du temps qu’ils ne savent pas rouler: c’est dangereux, il faudrait qu’ils apprennent. Fabian fait ce travail depuis huit ans, Florian quatre.

POURQUOI AVOIR CHOISI CE MÉTIER?
Pendant mes études d’assistant socio-éducatif, j’ai commencé à faire le coursier. J’ai découvert que c’est une communauté extraordinaire, nous sommes tous des passionnés. Il y a même un championnat du monde de la discipline. Si je voyage ailleurs, je vais dans la première cyclomessagerie et je trouve quelqu’un pour m’héberger. Et puis je peux travailler à temps partiel à plein temps ce serait impossible.

POUR VOUS, C’EST AUSSI UNE PASSION. COMBIEN DE COURSES FAITES VOUS CHAQUE JOUR? 

C’est assez variable; ça dépend si on a des courses normales, c’est-à-dire entre deux adresses, des tournées, des courses lointaines ou des aller et retours avec beaucoup de temps d’attente. Mais en moyenne une bonne vingtaine.

UTILISEZ-VOUS LES PISTES CYCLABLES?
Rarement, elles sont contraignantes, nous obligent à faire des détours. Notre temps est compté, nous ne voulons pas être bloqués.

PORTEZ-VOUS LE CASQUE?
Toujours, c’est l’entreprise qui l’exige. À titre privé, je le porte aussi, c’est devenu un réflexe. Quand on leur demande quelles sont les principales difficultés rencontrées dans le trafic, leur première réponse est l’inattention. Il faudrait que les automobilistes et les scootéristes regardent dans leur rétroviseur. Et fassent systématiquement attention en ouvrant leur portière, pour eux une porte qui s’ouvre soudainement c’est le cauchemar.

Gil Egger


« Mobility pricing », ça sonne bien, mais…

Le défi, c’est aussi sans doute ce qui motive celles et ceux qui choisissent de se déplacer aux heures de pointe: c’est tellement sympa de se retrouver dans des bouchons!

Là, c’est une véritable punition qu’on voudrait infliger à travers le principe de la mobilité tarifée à tous ceux qui roulent pour se rendre à leur travail ou en revenir et qui n’ont pas vraiment le choix de leur horaire. Même les CFF y songent… Camouflet infligé au passage aux entreprises qui pourraient bien, après tout, convoquer leurs collaborateurs à 10h30, 15h15 ou 2h du matin… Variante… ou complément, la proposition de l’Office fédéral des routes de remplacer la vignette par une taxe au kilomètre, histoire de punir non seulement ceux qui se déplacent à certaines heures, mais tous ceux qui roulent beaucoup. Comme si derechef cela ne résultait que d’un choix! Nous l’avons écrit en préambule: toutes les mesures visant à modérer le développement du trafic ne sont pas à condamner sans réflexion. Mais on n’ose imaginer un monde de la mobilité dans lequel tout ce qui précède serait cumulé aux fins de dissuasion. Car finalement c’est bien de cela qu’il s’agit: puisqu’aucun élu n’osera jamais se faire hara-kiri en réclamant une interdiction générale des déplacements privés, d’aucuns peuvent espérer que la multiplication des chicanes et des taxes en aura raison. La vigilance s’impose donc face à un acharnement qui ne dit pas son nom.

Didier Fleck


Et revoilà le péage urbain!

Décidément on adore relancer les mauvaises idées qui n’ont pas été concrétisées pour de bonnes raisons. C’est le cas du péage urbain et de la mobilité tarifée en général (voir paragraphe suivant), enterrés par les Chambres fédérales. On connaît le principe, appliqué notamment à Londres, Stockholm et Helsinki: les plaques des véhicules franchissant une frontière urbaine virtuelle sont photographiées et un système informatique facture à leurs détenteurs le prix de l’outrecuidance qui les a amenés à s’introduire en ville. Comme si tous avaient le choix d’aller se faire voir ailleurs et n’entraient en ville que pour narguer l’autorité!

Didier Fleck


30 km/h partout, tout le temps…

Bardées de ralentisseurs, les zones 30 sont apparues pour protéger les riverains de tronçons de routes urbaines ou villageoises. Souvent réclamées à cor et à cri par ces populations, elles tendent à se multiplier. Cette mesure simple sinon simpliste est désormais omniprésente dans de nombreuses localités, comme la ville de Carouge, mais c’est insuffisant aux yeux de certains, qui en veulent la généralisation la nuit dans toutes les localités. Dame: en roulant lentement, on ménage le sommeil des riverains… surtout quand on passe sur une succession de ralentisseurs et qu’on accélère aussitôt qu’on les a franchis!

Didier Fleck


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