Les amateurs de terrasses sont servis

Après de longs mois de disette, la faute à la crise sanitaire et ses restrictions, la Genève gourmande a retrouvé le chemin des terrasses ombragées. Besoin d’inspiration pour s’offrir une pause affriolante pour les papilles et prendre une bouffée d’air à l’heure du repas de midi ou en soirée ?

Façon bouchon lyonnais

Son nom, Le Comptoir Canaille,est déjà une tentation. Sis au boulevard Carl-Vogt, l’établissement, doté d’une terrasse, s’inspire des traditionnels bouchons lyonnais où sont servies les spécialités du cru. Au Comptoir Canaille, on oublie donc les tendances pour se concentrer sur des plats maison réalisés avec des produits frais. On ne badine pas avec la qualité. Pas question de bâcler les préparations, tous les mets prennent le temps de mijoter. Petite originalité : une caisse dite la caisse à chat trône sur le comptoir. Mystère… elle contient des breuvages et millésimes, des lots isolés lors du renouvellement de la carte – que la clientèle peut déguster sur place ou à l’emporter.

Vue sur la ville

Sa terrasse surplombe la ville à hauteur des toits. L’Adresse, rue du 31-Décembre, ne ressemble à aucun autre établissement. Avec son style très urbain, ce n’est pas seulement un bistrot mais aussi un espace qui accueille une boutique de mode proposant les dernières tendances. Au menu ? C’est la cuisine méditerranéenne – concoctée sur place – qui est privilégiée. La carte propose aussi des préparations healthy dans l’air du temps.

Au cœur du musée

Le Barocco a pris ses quartiers au sein du Musée d’art et d’histoire. Lecafé restaurant, du 2 rue Charles-Galland est doté d’une terrasse dissimulée dans l’enceinte du musée. Au milieu des orangers, la pause déjeuner est apaisante. Discret mais aussi chargé d’histoire, l’endroit est propice à la rêverie. Dans les assiettes ? Des produits qui fleurent bon le terroir. 

Envie de lézarder ?

Tout ici invite à la détente, à la respiration profonde. La Guinguette, située à l’avenue William Favre, face à un parc arboré, a des airs de pause estivale. Le soir, les apéros copieux se dégustent entre amis. Et les amateurs de pétanque peuvent tirer ou pointer selon leur talent. L’établissement est ouvert le dimanche matin, histoire de profiter des lieux pour un petit déjeuner au soleil.

Un petit coin d’Italie

Installé au 43 route des Acacias depuis plus de 10 ans, Le Balthazar est un ticket pour l’Italie. À l’ombre sur la vaste terrasse ou dans la salle à la déco de bistrot parisien, l’établissement ne badine pas avec la qualité des mets servis. Les pâtes fraîches sont créées de manière artisanale afin de révéler les sauces avec lesquelles elles se marient. Repas d’affaires, déjeuners détente ou afterwork, l’établissement invite au voyage gustatif.

Adélita Genoud

Télépéage européen, tour de piste des offres d’abonnement

Souscrire un abonnement péage pour emprunter les autoroutes européennes ? De plus en plus d’automobilistes optent pour cette option qui les exempte des longues files d’attente aux bornes autoroutières. Focus sur le bouquet d’offres de paiement à distance.

Source istock
  • Le badge télépéage Ulys
  • Bip & Go
  • APRR
  • Telepass

En France, comme dans d’autres pays européens, les conducteurs peuvent s’épargner la recherche du ticket pris à l’entrée de l’autoroute, la carte bancaire ou la monnaie nécessaires au règlement du droit d’usage. Le système Liber-T installé dans son véhicule permet de franchir le portique prioritaire. Le paiement s’effectue automatiquement. Chaque mois, le titulaire du passe reçoit sa facture. Quel sésame choisir parmi les nombreux modèles mis sur le marché ?

Le badge télépéage Ulys est probablement le plus usité puisqu’il est directement proposé par Vinci Autoroutes, le pôle du groupe Vinci spécialisé dans la concession et l’exploitation d’infrastructures autoroutières françaises. L’entreprise couvre 4 443 km d’autoroutes concédées sur les réseaux de ses quatre sociétés Autoroutes du sud de la France (ASF), CofirouteEscota et Arcour. Les usagers peuvent choisir l’un des trois types d’abonnement (sans frais de mise en service). Télépéage Ulys Flex revient 0,90 euro (0,89 francs suisses) par jour utilisé dans le mois. Il est utilisable sur toutes les routes de France et donne accès au suivi de ses dépenses via une application mobile. La version  Ulys Classic est facturée 2 euros (1,99 franc suisse) par mois à partir d’un passage de péage dans le mois. Enfin Ulys Premium coûte 3,50 euros (3,48 francs suisses)  par mois utilisé : cette option inclut une garantie en cas de panne mécanique et une assistance atteignable en permanence. Voilà pour la mise en route de l’abonnement, il ne reste plus qu’à ajouter les frais de péages proprement dit facturés mensuellement.

Le plus : le choix de sa formule et les coûts relativement accessibles.

Plus d’infos : https://ulys.vinci-autoroutes.com/

Un autre type d’abonnement au nom évocateur de Bip&Go fonctionne selon un forfait qui suppose un engagement d’un an. Là encore, les frais des péages sont facturés chaque mois, frais auxquels s’ajoutent 16 euros (15,91 francs suisses) pour l’ouverture du compte. Cet opérateur dispose de formules complémentaires élargies à l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Son offre à la carte facturée 1,70 euro (1,68 franc suisse) par mois utilisé (16 euros en sus de frais de dossier) est intéressante pour les automobilistes qui prennent l’autoroute quelques fois par an. 

Le plus : La formule est bon marché pour celles et ceux qui roulent sur l’autoroute occasionnellement.

Plus d’infos : https://www.bipandgo.com/

Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) met en service des offres particulièrement adaptées aux personnes qui utilisent fréquemment l’autoroute.  En s’acquittant de 2,50 euros par mois (2,48 francs suisses), les titulaires du badge bénéficient de 30% de réduction sur un trajet effectué au moins 10 fois (allers-retours) par mois. Par ailleurs, le consortium dispose d’un abonnement facturé 1,70 euro les mois utilisés avec des options qui en permettent l’usage dans certains pays européens comme l’Espagne, le Portugal et l’Italie.

Le plus : une réduction de 30% à partir de 10 allers-retours mensuels

Plus d’infos : https://voyage.aprr.fr/

Enfin, le Telepass fonctionnel  pour les péages italiens, français, espagnols et portugais. La commande requiert la présentation d’un permis de circulation du véhicule, d’une carte d’identité, d’une adresse e-mail et une carte de crédit.  Le système permet aussi d’accéder  aux parkings des grandes agglomérations. Les voies dédiées au Telepass sont signalées par un panneau jaune aux péages, généralement sur la voie la gauche de la chaussée. A noter qu’un  certain nombre de sections du TCS, partenaire Telepass, facilite la location de l’appareil de paiement à distance pour ses membres. Et ensuite ? Les péages franchis sont enregistrés automatiquement et débités de la carte de crédit. Facturé à hauteur de 60 CHF pour les membres la première année et 114 CHF pour les non-membres (100 CHF à partir de la deuxième année), il est immédiatement opérationnel.

Le plus : les voies réservées ce qui réduit drastiquement le temps d’attente aux péages et l’accès à plus de 500 parkings dans les villes et leurs aéroports.

En savoir plus sur : www.tcs.ch/fr

Comment installer le badge ?

Le badge s’installe à l’intérieur de votre véhicule, directement sur le pare-brise. Il est livré avec un support adhésif qui se fixe facilement et ne laisse pas de trace lorsqu’il est enlevé. Pour un fonctionnement optimal du badge, il est nécessaire de le fixer au niveau du rétroviseur central. De cette manière, il ne gêne pas non plus le conducteur. Il est essentiel que le badge soit fixé correctement : il ne fonctionne pas lorsqu’il se trouve dans la boîte à gants, par exemple. Vous pouvez utiliser le même badge dans différents véhicules, mais cela nécessite de disposer de plusieurs supports. Il est possible que certains opérateurs facturent une redevance en cas de non emploi prolongé du badge.

Dites-nous en commentaire lequel de ces badges vous avez utilisé et lequel vous conseillez.

Adélita Genoud

La Suisse, un Eden pour les cyclotouristes

Le cyclotourisme a le vent en poupe. Vélo de route, e-bike ou encore VTT, de plus en de plus de Suisses optent pour la tendance slow life, que la crise sanitaire semble avoir dopée. Il est vrai que l’Helvétie choie particulièrement les amateurs de la petite reine en multipliant les aménagements de pistes sécurisées.

Source Swiss Tourisme

En 2018 déjà, Suisse Tourisme ne s’était pas trompé qui faisait la part belle, via une vaste campagne promotionnelle d’été, au cyclotourisme. Depuis, les vacances à vélo n’ont cessé de gagner du terrain. Et ce sont surtout les régions alpines qui séduisent les vacanciers. Pourquoi un tel engouement ? Comme l’explique Aude Cometta, responsable projets Médias à Suisse Tourisme, la Suisse ne manque guère d’atouts : « Des itinéraires dûment balisés, une diversité de paysages dans un périmètre restreint, la possibilité d’emprunter des axes dédiés encouragent cette pratique estivale. » La majorité de ces touristes 2.0 utilisent déjà une bicyclette dans leur vie quotidienne, pour se rendre au travail ou durant leur temps libre. Il faut savoir en effet que 2,4 millions des personnes résidant en Suisse effectuent en moyenne 15 trajets à vélo chaque année.

Cette catégorie de touristes – évaluée à environ 65% autochtone, soit loin devant la clientèle allemande (11%) ou en provenance des Pays-Bas (3%) – opte le plus souvent pour un hébergement en camping. Ce sont ainsi plus de 1,7 million de nuitées qui sont annuellement générées.

Il n’empêche que depuis quelques années, des « Swiss Bike Hotels » essaiment. Ils offrent des conditions adéquates pour profiter pleinement des vacances sur deux roues. Ce sont des établissements qui répondent aux besoins des cyclistes en proposant des services spécifiques (espaces de lavage et de réparation). Ils sont situés à proximité de pistes cyclables d’intérêt.

Ce n’est donc pas par hasard si les offres cyclo touristiques sont elles aussi en plein essor. MySwitzerland.com suggère une multitude d’itinéraires presque sur mesure. Chacun peut préparer son séjour en fonction du type de vélo ou de son paysage idéal, que ce soit le long d’une rivière ou d’un lac, sur un col de montagne, à travers des vignobles, ou avec une vue panoramique. 

Cependant, c’est la « Route verte », traversant six parcs naturels, qui emporte tous les suffrages. L’itinéraire, qui mène de Schaffhouse à Genève en passant par les parcs du Jura, séduit particulièrement les adeptes du vélo électrique.

Deux parcours pour un bol d’oxygène

Dans les vignes tour du lac de Morat – Morat (FR)

  • Distance : 28 km
  • Montée : 380 m
  • Étape(s) : 1
  • Exigences de condition physique : facile

Cet itinéraire nous emmène à la découverte du site historique de Morat ainsi que des villages vignerons du Vully. Il est recommandé pour les amateurs d’histoire, de baignades, de soleil, de produits du terroir.

Au bord des lacs de la Haute-Engadine – de Maloja à La Punt (GR)

  • Distance : 33 km
  • Montée : 220 m
  • Étape(s) : 1
  • Condition physique : facile

Au programme : les lacs cristallins de la Haute-Engadine, avec une couronne d’imposants sommets enneigés en toile de fond, le village chic de Saint-Moritz, l’Inn glacée et les traditionnels sgraffiti décorant les fenêtres engadinoises.

Adelita Genoud

Le saviez-vous ?

Les Teppes de Verbois

Tôt le matin ou en fin d’après-midi, le soleil pare la surface des étangs des Teppes de Verbois d’éclats dorés.

Quelques canards barbotent paresseusement ou se reposent à l’ombre des herbes hautes. Levez les yeux : vous verrez peut-être tournoyer quelques rapaces. Tendez l’oreille : l’ambiance sonore est due pour moitié au joyeux chant des oiseaux et pour moitié au courants conjugués du Rhône et de l’Allondon. Un peu avant le point de rencontre des deux cours d’eau, sous le viaduc ferroviaire, profitez de la brise fraîche en traversant la passerelle qui permet de passer d’une rive à l’autre. L’auteur vaudois Blaise Hofmann parle souvent d’«exotisme du proche»: la formule convient parfaitement aux Teppes de Verbois, belle parenthèse de nature au sein de notre canton si urbanisé.

Le site, facile d’accès depuis les gares de Russin et de La Plaine, offre un spectacle apaisant sur vingt-sept hectares. Ici, comme le note Gottlieb Dandikler, l’inspecteur cantonal de la faune, la diversité du relief – on passe de la forêt au plan d’eau, de la zone de friche aux falaises – a permis à une faune diversifiée d’y trouver son compte, qu’il s’agisse d’oiseaux, de mammifères ou encore d’insectes. Cet aménagement est le fruit d’une longue réflexion qui a débuté à la fin des années septante, qui a impliqué de nombreuses parties prenantes: autorités politiques, propriétaires terriens, associations de défense de l’environnement, industriels. Au bout de ce long processus aboutissant à son inauguration, en 2001, la réserve est donc devenue cette «utopie réalisée» à laquelle le naturaliste et spécialiste des zones humides, Danis Landenberg, a consacré un ouvrage.

Le long du parcours, plusieurs postes à couvert ont été installés, pour permettre l’observation des nombreuses espèces qui peuplent les lieux. M. Dandliker conseille aux visiteurs de privilégier l’aube pour profiter du chant des oiseaux et du vol des libellules et des papillons ainsi que du crépuscule pour voir sortir les plus gros animaux de la réserve – notamment renard, sanglier, chevreuil ou castor – et de s’armer de silence et de patience. Le jeu en vaut la chandelle!

Inès El-Shikh

Illustration ©Loris Grillet

La rue des Grottes

Le quartier des Grottes est à lui seul un concentré d’Histoire populaire genevoise. À sa construction, au cours du XIXe siècle, il était peuplé essentiellement d’artisans horlogers et d’ouvriers avant de tomber progressivement en désuétude au cours du XXe. Il ressemble alors à un village en ruines. Il connaît sa renaissance et se taille une réputation rebelle quand à la fin des années septante ses résidents s’organisent pour résister au projet de destruction des autorités. C’est de cette confrontation que naîtra le mouvement des squats qui marquera la vie alternative locale. Ici, artistes, anarchistes et migrants se côtoyaient et incarnaient une autre Genève, tout aussi internationale mais bien plus irrévérencieuse! Que reste-t-il de cette histoire? La rue des Grottes, qui fend le quartier en deux, est modelée par cet héritage. De part et d’autre, se dressent des bâtisses aux couleurs pastel et aux volets de bois.

La fontaine au centre de la place du même nom fait face à la Maison Verte, petit chalet en bois, vestige d’une période où ce style architectural était en vogue. Le jeudi soir, on peut prendre le temps d’admirer sa façade sculptée en savourant vins et fromages locaux, lors de ce qui reste l’afterwork le plus sympa de la cité, où l’on doit jouer des coudes pour avancer et où il est courant d’engager la conversation avec de parfaits inconnus, chose à peu près impensable ailleurs à Genève. «Moi qui suis un enfant du quartier, je me souviens qu’il y avait des concerts tous les soirs à La Cordelière, le bar en bas de la rue. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus sage.», se rappelle Pascal Gauthey, debout derrière le comptoir de sa boutique de vente et réparation d’instruments à vents, Les Vents du Midi . Son enseigne, sise à la rue des Grottes depuis plus de trente ans, a eu le temps de voir les choses évoluer autour d’elle. Les bars et les boutiques changent tous les 4-5 ans. Néanmoins, il voit des points communs entre ceux qui partent et ceux qui arrivent: un amour de l’artisanat, de la récup’ et de la production éthique. C’est par exemple le cas de la plus récente des arrivées dans la rue, WUA LABoutique , lieu dédié aux modes africaines, où l’on peut acheter des vêtements en wax ou les faire faire sur mesure par un couturier présent sur place. «On valorise l’authenticité et l’ouverture sur le monde» explique Winnie Kumago, représentante de la marque. «Ici, nous pouvons être nous-mêmes sans être jugées. Nos clients sont très divers, à l’image du quartier, et c’est pour ça que c’était important pour nous de nous installer aux Grottes.» Certes, le quartier des Grottes est aujourd’hui plus tranquille qu’il ne l’a été par le passé. Certains nostalgiques diraient même qu’il s’est en partie embourgeoisé. Néanmoins, il reste ici de nombreux marqueurs de cet esprit si particulier de la contre-culture à la genevoise. Une vie associative riche et des événements culturels éclectiques pour ne prendre que quelques exemples. De quoi faire de chaque déambulation dans ses rues une petite aventure en soi! d’artisans horlogers et d’ouvriers avant de tomber progressivement en désuétude au cours du XXe. Il ressemble alors à un village en ruines. Il connaît sa renaissance et se taille une réputation rebelle quand à la fin des années septante ses résidents s’organisent pour résister au projet de destruction des autorités. C’est de cette confrontation que naîtra le mouvement des squats qui marquera la vie alternative locale. Ici, artistes, anarchistes et migrants se côtoyaient et incarnaient une autre Genève, tout aussi internationale mais bien plus irrévérencieuse! Que reste-t-il de cette histoire? La rue des Grottes, qui fend le quartier en deux, est modelée par cet héritage. De part et d’autre, se dressent des bâtisses aux couleurs pastel et aux volets de bois. La fontaine au centre de la place du même nom fait face à la Maison Verte, petit chalet en bois, vestige d’une période où ce style architectural était en vogue. Le jeudi soir, on peut prendre le temps d’admirer sa façade sculptée en savourant vins et fromages locaux, lors de ce qui reste l’afterwork le plus sympa de la cité, où l’on doit jouer des coudes pour avancer et où il est courant d’engager la conversation avec de parfaits inconnus, chose à peu près impensable ailleurs à Genève. «Moi qui suis un enfant du quartier, je me souviens qu’il y avait des concerts tous les soirs à La Cordelière, le bar en bas de la rue. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus sage.», se rappelle Pascal Gauthey, debout derrière le comptoir de sa boutique de vente et réparation d’instruments à vents, Les Vents du Midi . Son enseigne, sise à la rue des Grottes depuis plus de trente ans, a eu le temps de voir les choses évoluer autour d’elle. Les bars et les boutiques changent tous les 4-5 ans. Néanmoins, il voit des points communs entre ceux qui partent et ceux qui arrivent: un amour de l’artisanat, de la récup’ et de la production éthique. C’est par exemple le cas de la plus récente des arrivées dans la rue, WUA LABoutique , lieu dédié aux modes africaines, où l’on peut acheter des vêtements en wax ou les faire faire sur mesure par un couturier présent sur place. «On valorise l’authenticité et l’ouverture sur le monde» explique Winnie Kumago, représentante de la marque. «Ici, nous pouvons être nous-mêmes sans être jugées. Nos clients sont très divers, à l’image du quartier, et c’est pour ça que c’était important pour nous de nous installer aux Grottes.»

Certes, le quartier des Grottes est aujourd’hui plus tranquille qu’il ne l’a été par le passé. Certains nostalgiques diraient même qu’il s’est en partie embourgeoisé. Néanmoins, il reste ici de nombreux marqueurs de cet esprit si particulier de la contre-culture à la genevoise. Une vie associative riche et des événements culturels éclectiques pour ne prendre que quelques exemples. De quoi faire de chaque déambulation dans ses rues une petite aventure en soi!

Inès El-Shikh

Jouer pour s’évader

En cette période de confinement, les jeux de société constituent une bonne alternative pour se changer les idées et vivre des moments forts en famille ou en solo. Plus qu’un simple passe-temps, ils sollicitent nos neurones et activent toute notre intelligence émotionnelle.  

Depuis une dizaine d’années, l’industrie des jeux de société connaît un véritable boum. Contrairement à ce que les esprits chagrins pouvaient penser, les jeux vidéo n’ont pas eu la peau des bons vieux jeux de plateau. La raison d’un tel succès ? Du simple petit jeu de carte pour des parties rapides au jeux de stratégie complexe qui dure plus de trois heures, ils constituent une offre complémentaire pour se réunir à plusieurs autour de la table ou jouer en solo, quel que soit l’âge ou le sexe. Jadis réservés à un cercle de passionnés plutôt jeunes, les jeux de sociétés se démocratisent. Une tendance observée par Yann Manigler, gérant de L’Astuce à Carouge, magasin spécialisé bien connu des Genevois, qui fête ses 25 ans cette année : «Les jeux de société connaissent la même évolution que la bande dessinée dans les années 90, commente-t-il. Nous sommes passé d’un univers associé à l’enfance, avec ses parties de Monopoly ou de Risk à une clientèle plus adulte. L’offre s’est considérablement étoffée et les règles peuvent être désormais beaucoup plus complexes aussi. On peut même parler de courbe d’apprentissage dans le monde du jeu ».

Des jeux par milliers

Conséquence, le catalogue s’enrichit considérablement d’année en année. Les rayons des grandes enseignes s’élargissent et les magasins spécialisés sont contraints de faire le tri : « La quantité de nouveautés est devenue très conséquente, commente Romain Sauvain, fondateur du magasin L’épée à 2 Nains, dans le quartier de Saint-Gervais à Genève. Je pense qu’elle a au moins triplé en cinq ans. Il devient de plus en plus difficile de suivre toutes les sorties, même pour un professionnel. Dans le monde francophone, nous assistons régulièrement à l’arrivée de nouveaux éditeurs, y compris en Suisse-Romande ». D’un marché de niche, on passe à un marché tous publics. Une tendance observée par Maxence Dumontet, gérant du magasin Xenomorphe à Plainpalais :  «Notre boutique a ouvert ses portes il y a 20 ans. Il y a eu effectivement une modification énorme de l’offre par rapport à cette période : les jeux de société étaient destinés à un public de connaisseurs et les éditeurs ne proposaient pas autant de titres qu’aujourd’hui. Nous étions surtout spécialisés en modélisme, jeux de figurines et jeux de rôles durant nos 10 premières années d’existence. Désormais les jeux de société pour tous les publics occupent une part toute aussi importante dans nos rayons ».

Le jeu, c’est du sérieux

Pour les néophytes, le recours à un spécialiste pour faire son choix devient de plus en plus nécessaire. Comme pour le vin, il existe des concours officiels et la présence d’un prix sur la boîte est souvent gage de qualité. L’âge indiqué sur la boîte est aussi un bon indice pour savoir la mécanique du jeu est complexe, mais des règles très simples ne veulent pas dire que c’est facile de gagner. Le hasard et l’aspect stratégique obligent le joueur à faire appel à ses compétences de réflexion, mais aussi sociales, quand il s’agit de négocier, dialoguer, voire bluffer pour parvenir à son objectif. Un objectif qui n’est plus seulement de battre les autres joueurs, mais de battre le jeu lui-même. Les jeux d’enquête, les escape game et les jeux collaboratifs ont en effet la cote. Les joueurs entrent dans une nouvelle dynamique en associant leurs forces et s’évitent ainsi d’avoir à faire au mauvais joueur de service, capable de pourrir l’ambiance. « Il y a deux grands groupes de jeu qui fonctionnent très bien en ce moment, résume Maxence Dumontet. D’une part, il y a les jeux coopératifs, permettant de faire découvrir facilement le monde du jeu à des néophytes (tels que Mysterium, Codenames Duo, Les Demeures de l’épouvante, etc.) et les jeux de stratégie avancés, très recherchés par les groupes d’amis qui aiment passer des soirées autour d’un jeu (Twilight Imperium, Forbidden Stars, Scythe, etc.) ».

S’échapper à domicile

Depuis le 17 mars, les commerces qui ne sont pas de première nécessité ont dû fermer leur porte jusqu’à nouvel ordre. La clientèle s’est donc tournée vers les solutions d’achat en ligne. « La demande en ligne a effectivement explosé, mais cela ne nous permettra pas de vivre convenablement sans les aides accordées aux entreprises, souligne Maxence Dumontet. Nous essayons de mettre en avant les produits qui proposent des modes de jeu en solitaire ou à deux. Moi-même je profite du confinement pour jouer aux jeux solos que je n’ai jamais le temps de faire habituellement ! » Situation identique à L’épée à 2 Nains. Quant à L’Astuce, qui n’avait pas de boutique en ligne, il a fallu s’organiser, comme le raconte Yann Manigler : « Comme nous sommes avant tout un commerce de proximité, nous avons mis en place un système de livraison à domicile en proposant 500 articles sur les 3000 que nous avons en magasin. Nos clients y ont accès par notre page Facebook, mais il y en a qui me téléphonent encore pour que je puisse les conseiller ».  Alors avis aux amateurs, comme aux habitués. Il est temps de ressortir ses classiques ou de commander des éditions plus récentes et de s’installer en famille ou en solo pour quelques heures d’évasion à domicile.

Où acheter ?

Notre sélection pour voyager à la maison

Les classiques

Mille Bornes : Né en 1954, le jeu a été vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde entier. Le principe, parcourir 1000 kilomètres avant les autres. Panne d’essence, pneu crevé ou coups fourrés : tout est permis.

Le jeu de l’oie : l’un des plus vieux systèmes de jeu. Objectif : se remettre au hasard en lançant un dé pour atteindre la case d’arrivée sur un parcours semé d’embûches. La version éditée par le TCS Genève pour célébrer ses 100 ans ajoute une touche pédagogique, avec un quizz sur les règles de circulation routière.

Scotland Yard : l’un des ancêtres du jeu collaboratif, ou presque. Le principe est de jouer seul contre tous. Un joueur incarne un voleur en fuite dans les rues de Londres. Ses adversaires incarnent des détectives qui doivent se coordonner pour mettre la main dessus.

Les contemporains

Les aventuriers du Rail : Ce jeu assez récent est désormais un classique. On choisit d’abord une boîte qui fait rêver sur le plan de la destination (Europe, Etats-Unis, Inde, Scandinavie, etc.). Ensuite, on relie les destinations par des réseaux de voie ferrée pour atteindre ses objectifs le premier. Excellent pour bosser sa géo en s’amusant.

Colt Express : Restons dans le domaine des chemins de fer, mais basculons cette fois-ci à l’époque de la conquête de l’ouest. Un train en trois dimensions. Des voleurs qui mènent l’assaut pour s’en mettre plein les poches. C’est du chacun pour soi. Et le système de jeu très original offre son lot de suspens et de renversement de situation.

Escape Room : A l’instar de ses homologues Unlock ou Exit, cette boîte de jeu vous plonge dans l’ambiance des escape game à la maison. Objectif commun à tous les joueurs : parvenir à s’échapper en moins de 60 minutes en résolvant casse-têtes et énigmes. Certains offrent la possibilité de jouer en solo. Dans l’ère du temps…

Les oniriques

Smallworld : Une carte d’un monde médiéval-fantastique déjanté où nains, elfes, orcs, géants, trolls et Cie se livrent une bataille sans pitié pour envahir des territoires et récolter de l’or. Une allégorie du combat quotidien pour occuper sa salle de bain à l’heure du confinement?

Andor : L’exemple même du jeu coopératif inspiré des jeux de rôles. Les joueurs incarnent chacun un héros ou une héroïne dans un monde imaginaire représenté sur une très belle carte et déterminent leurs actions en fonction d’une histoire qui se décline en plusieurs scénarios.

Voyage en Terre du Milieu : Ce jeu coopératif plonge les joueurs dans l’univers du Seigneur des anneaux de Tolkien. Le scénario se déroule à l’aide d’une application téléchargeable gratuitement sur une tablette ou téléphone portable. Une véritable immersion.

Discover – Terres inconnues : A jouer seul ou à plusieurs, Discover offre un contenu unique pour chaque boîte de jeu. Le ou les joueurs se réveillent au milieu de la nature et doivent se débrouiller pour survivre et chercher un moyen de retrouver la civilisation. Dépaysement garanti.

Vacances 2019 à deux ou en famille, des idées

Une famille regarde un avion partir derrière les vitres de l’aéroport.

Miniland au Danemark

Les pays du Nord continuent d’avoir le vent en poupe. Le Danemark n‘échappe pas à la règle. Deux sites incontournables devraient mettre le sourire aux lèvres des jeunes voyageurs. Miniland, situé dans le centre de Jutland, peuplés de représentations réalisées avec des petits cubes de plastique et des reconstitutions de scènes tirées de Star Wars. Et le parc d’attraction des jardins de Tivoli à Copenhague, qui semble extrait d’un conte de fées.

Chasse aux Elfes en Islande

Équitation, kayak de mer, observation des baleines: les petits globe-trotters devraient satisfaire leur inclination sportive ou leur fascination pour les gros mammifères marins. Mais, au pays des geysers fumants et des aurores boréales, les enfants pourront aussi se transformer en chasseurs d’elfes. À Hafnarfjördur, au sud de Reykjavik, il existe un endroit jalonné de rochers qui abritent des villages d’elfes…


Le rat sauteur de Madagascar

Ailleurs sur la mappemonde, une autre destination familiale: Madagascar et son parc de Kirindy Mitea. Cette forêt dense, à parcourir avec un guide de jour comme de nuit, compte des baobabs géants dont la légende prétend qu’ils ont été plantés à l’envers par les dieux. Au coeur de cette végétation, les enfants découvriront une faune surprenante, lémuriens, fossas (sorte de mangoustes), minuscules caméléons, sans oublier les impressionnants rats sauteurs.


A deux au Japon

Tradition, modernité, l’île volcanique, toute en contraste, continue d’exercer une véritable fascination. Il est vrai que le Pays du Soleil Levant offre une multitude de trésors architecturaux, des temples bouddhistes millénaires, des maisons traditionnelles. La nature, d’une grande diversité, constitue un décor idyllique pour les randonneurs. Tandis que les sources naturelles, aux multiples vertus thérapeutiques, sont autant de promesses de zénitude. «Le Japon c’est aussi l’hospitalité, la courtoisie, la propreté, les odeurs florales et un sens aigu de la perfection. Dans certains jardins de mousse, les mauvaises herbes sont retirées
à la pincette», explique Peter Zurcher, product manager Asie à l’agence de voyages Fert.

Grèce romantique

Carte postale ou musée géant en plein air, la Grèce se hisse encore et toujours parmi les destinations les plus prisées des couples. En plus de sa richesse historique, elle compte des milliers d’îles et d’îlots, des champs d’oranges et d’olives et offre des couchers de soleil à couper le souffle. Des sites antiques du Péloponnèse à Santorin et ses maisons blanches et bleues, en passant par la Thessalie et ses météores sur lesquelles sont érigés des monastères, la Grèce séduit les amoureux.

Irrésistible Portugal

Parmi les stations portugaises, pour une escapade farniente, Lagos, sur la côte de
l’Algarve, concilie harmonieusement le passé et le présent. Un urbanisme maîtrisé, des plages accueillantes entourées de surprenants rochers, la ville garde intacts les vestiges des différentes époques qu’elle a traversées.


Adélita Genoud

BONS PLANS

Le TCS organise à l’occasion de la rentrée scolaire une sortie pour les famille « lecture de carte et initiation au GPS » le samedi 24 août 2019. Détails et inscription en un clic.

L’assistance voyage du TCS ETI est à 25% jusqu’au 31 août 2019. Profitez de cette offre de saison et voyagez sereinement à l’étranger !

Vous cherchez des idées d’activités, voici des liens utiles :

Autour de l’horlogerie

Malgré la bise qui signait le retour de températures quasi hivernales, ce fut une belle journée du 15 mai au Locle, sous le signe de l’Horlogerie. Étonnante ville que cette commune sertie dans les montagnes du Jura, où les fabriques de montres voisinent les sapins.

Malgré la bise qui signait le retour de températures quasi hivernales, ce fut une belle journée du 15 mai au Locle, sous le signe de l’Horlogerie. Étonnante ville que cette commune sertie dans les montagnes du Jura, où les fabriques de montres voisinent les sapins.

Arrivés à la Maison DuBois,  l’une des plus anciennes maisons d’horlogerie de Suisse aujourd’hui transformée en maison d’hôte de charme, nous prenons le café sur l’ancien établi, avant de partir à la découverte de la ville, classée au patrimoine de l’Unesco pour son urbanisme horloger exceptionnel, avec la Chaux-de-Fonds.

L’après-midi sera marquée par une visite fouillée de la Manufacture Zenith, où nous recevons un accueil chaleureux et professionnel. La visite de la fabrique nous fait suivre les diverses étapes de réalisation d’une montre et les métiers qui sont impliqués dans sa fabrication. Une extraordinaire opportunité de vivre le monde de l’horlogerie de l’intérieur !

Escapade au Locle

Malgré la bise qui signait le retour de températures quasi hivernales, ce fut une belle journée du 15 mai au Locle, sous le signe de l’Horlogerie. Étonnante ville que cette commune sertie dans les montagnes du Jura, où les fabriques de montres voisinent les sapins.

Arrivés à la Maison DuBois,  l’une des plus anciennes maisons d’horlogerie de Suisse aujourd’hui transformée en maison d’hôte de charme, nous prenons le café sur l’ancien établi, avant de partir à la découverte de la ville, classée au patrimoine de l’Unesco pour son urbanisme horloger exceptionnel, avec la Chaux-de-Fonds.

L’après-midi sera marquée par une visite fouillée de la Manufacture Zenith, où nous recevons un accueil chaleureux et professionnel. La visite de la fabrique nous fait suivre les diverses étapes de réalisation d’une montre et les métiers qui sont impliqués dans sa fabrication. Une extraordinaire opportunité de vivre le monde de l’horlogerie de l’intérieur !

L’après-midi sera marquée par une visite fouillée de la Manufacture Zenith, où nous recevons un accueil chaleureux et professionnel. La visite de la fabrique nous fait suivre les diverses étapes de réalisation d’une montre et les métiers qui sont impliqués dans sa fabrication. Une extraordinaire opportunité de vivre le monde de l’horlogerie de l’intérieur !

Sur les routes du Vercors

Les 73 équipages du «Rallye en Avignon» ont quitté la Cité des Papes après trois jours au volant de leurs anciens bolides.

Ils sont rentrés en fin de journée. Les 73 équipages  ont regagné Genève en passant par Nyons, la «Nice des Alpes dauphinoises» où ils ont été accueillis chaleureusement par les autorités locales et visité le premier marché provençal de la saison. «Il y a eu beaucoup de vent», confie Jean Murith, l’organisateur du rallye. A tel point que la tente sous laquelle les 150 participants devaient déjeuner un peu plus tard, à Die, s’est effondrée. «Nous avons trouvé refuge dans le restaurant.

Là, Jean Murith a pu remettre un chèque de 60’000 francs à l’Asscociation Educar Es Avanzar, créée par Patricia Murith, qui s’occupe des enfants défavorisés au Nicaragua. «J’avais tablé sur 57’000 francs mais au dernier moment un donateur a donné 3’000 francs», poursuit-il. Ainsi, les travaux d’une école vont-ils pouvoir se terminer. Le bâtiment de l’école secondaire Cristo Rey, à Rivas, au sud du Nicaragua, sera inauguré en février 2020.

Le retour des vieux bolides s’est effectué par les routes escarpées du Vercors pour les conducteurs les plus audacieux. De la neige avait en effet été annoncée! L’an prochain, au mois de mai, tous ces amoureux et amis des automobiles anciennes se retrouveront pour une nouvelle édition de la manifestation qui mettra le cap sur Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme.

Valérie Duby

Stephan Bauer – images

Rallye en Avignon – Rouler pour la bonne cause

Rallye en Avignon – Au sommet du mont Ventoux

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