Le TCS prône un nouvel aménagement sur le Boulevard des Tranchées

Au début de la crise sanitaire, les autorités cantonales ont réaménagé une trentaine d’axes au profit des cycles. La section genevoise du Touring Club Suisse s’était opposée à deux redistributions de la chaussée : la rue de la Croix-Rouge et celle de la Coulouvrenière.

C’est au moment où les aménagements « Covid » sont passés de provisoires à pérennes que le TCS a dressé un nouveau constat concernant le boulevard des Tranchées. Estimant que cette route constituait un axe de circulation structurant, le Club de mobilité a fait une contre-proposition. Elle a pour avantage de réinstaurer une voie propre pour chacune des directions de la place Édouard-Claparède et ainsi fortement fluidifier le trafic. « Cela aura évité de longues files d’attente générées par les conducteurs rassemblés sur une seule sélection au lieu de deux comme nous le préconisions », explique Guillaume Sauvin. Cette alternative permet également de prolonger la voie de bus pour permettre aux Transports publics genevois (TPG) une vitesse commerciale indépendante de la congestion sur le boulevard. Enfin, les cycles jouissent de sas supplémentaires et de bandes cyclables continues. « L’association Pro Vélo s’est montrée tout à fait favorable, au point de soutenir la démarche. Elle estimait, comme nous, que le trafic serait plus fluide », reprend l’ingénieur mobilité.

L’Office cantonal des transports (OCT) qui a examiné le dossier n’a pas été convaincu par la pertinence de la proposition du TCS. L’OCT a en outre argumenté que le boulevard des Tranchées ne constituait pas un point noir. D’autres axes genevois devaient être traités en priorité.

Le TCS conserve soigneusement sa proposition, qu’il a bien l’intention de réactiver au moment opportun. Le boulevard qui va, sans aucun doute, faire l’objet d’un report de circulation résultant d’aménagements voisins, pourrait se retrouver rapidement classé parmi les points noirs de la fluidité du trafic à Genève.

Donnez-nous votre avis en commentaire et/ou écrivez à Guillaume Sauvin, ingénieur mobilité au TCS Genève, mobilite@tcsge.ch pour en savoir plus.

Adélita Genoud

Traversée du lac, un projet écologique et économique

La traversée du lac et le contournement Est de Genève verront-ils le jour ? Six ans après que le peuple genevois se soit déclaré favorable à ce projet d’envergure, soumis cette année à Berne, les opposants n’en démordent pas. L’infrastructure, postulent-ils, va créer un appel d’air en faisant flamber le trafic motorisé en ville. Et pourtant, sans cet aménagement, Genève perd chaque année entre 120 et 200 millions de francs, soit le coût des congestions générées chaque jour par un trafic de transit sur les principales pénétrantes de la cité de Calvin.

Le projet de traversée du lac illustré par Loris Grillet

La traversée de la rade, l’arlésienne genevoise, que l’évolution de la Genève économiquement dynamique a dû transformer en 2016 déjà en traversée du lac, est aujourd’hui sous la coupole. Devisé à plus de 4,7 milliards de francs, le contournement Est demeure en effet tributaire de la manne fédérale. Il s’inscrirait dans le cadre de la planification des routes nationales, en vue d’un financement par le fonds FORTA.

En attendant la consultation à l’agenda 2023 des Chambres fédérales, la traversée du lac a été appelée de ses vœux par le peuple. Lequel s’était favorablement prononcé sur l’initiative constitutionnelle de juin 2016, tandis que trois ans plus tard un crédit de 6,3 millions de francs était alloué par le Grand conseil pour la réalisation de diverses études préparatoires.

Le prix des congestions

Si Genève se fait pressante quant à une vaste réorganisation de son réseau urbain, c’est qu’elle souhaite désengorger son centre pris d’assaut aux heures de pointe par un trafic de transit. Ainsi, il s’agirait de permettre de relier le Vengeron à la Pallanterie. Un pont haubané surplomberait le lac à une distance d’environ deux cents mètres des rives. Le programme inclurait aussi la construction d’un contournement autoroutier. Celui-ci vise le développement de l’ensemble des réseaux de transports dans une multimodalité globale, en favorisant encore le report des capacités routières aujourd’hui concentrées au centre-ville. Une partie des axes serait enterrée afin de limiter l’impact sur l’environnement. Focus sur quelques points névralgiques : sur le pont du Mont-Blanc (axe Cornavin-Rive, quai du Mont-Blanc), plusieurs voies dévolues au trafic individuel motorisé seraient supprimées et les transports publics pourraient circuler en site propre dans les deux sens. Des pistes cyclables seraient aménagées. S’agissant de la place de Neuve, là encore le trafic motorisé privé serait partiellement suspendu et les cyclistes pourraient reconquérir l’espace. Au pont Butin, une voie de circulation serait sacrifiée (direction sud), tandis que les zones dédiées aux vélos seraient élargies. 

Pour Yves Gerber, directeur de la section genevoise du TCS, le contournement Est offre une multitude d’avantages directs et indirects. « La réalisation du projet aura un effet positif en lien avec les véhicules/km à l’intérieur du centre-ville. Lesquels sont estimés à -11% dans la ceinture urbaine et à -20% dans l’hypercentre. Ce qui réduit d’autant les nuisances en matière d’émissions polluantes et sonores. »

Une meilleure qualité de vie

Mais ce n’est là que la partie la plus visible l’iceberg. Cette redistribution des cartes représente un atout de taille pour l’urbanisation future. L’espace libéré par la circulation routière pourra être réaffecté à une mobilité douce et aux transports collectifs. Cette requalification urbaine dans le centre et la couronne genevoise permettrait d’exploiter de nouvelles opportunités, comme la déminéralisation et la végétalisation des routes pour favoriser des îlots de verdure. Ces implantations végétales qui se frayeraient ainsi un passage concourent à une meilleure qualité de vie. Il reste que l’opposition se cristallise aussi sur le montant qu’il faudrait affecter à la réalisation d’une traversée du lac, oubliant que le statu quo n’est pas sans incidence financière. « Selon une étude réalisée à Zurich et projetée sur Genève, l’immobilisation du trafic coûte chaque année entre 120 et 200 millions de francs. Avons-nous les moyens de jeter en dix ans entre 1,2 milliard et 2 milliards par les fenêtres ? », interroge le directeur du TCS Genève. Et d’ajouter : « L’investissement – certes imposant – serait au minimum une opération blanche. En d’autres termes, les 4,7 milliards de francs injectés seraient, même dans une vision pessimiste, rapidement épongés. »

Le projet permettra-t-il au canton de réduire drastiquement les émissions de CO2 pour atteindre son objectif ? Le rapport genevois estime que ce ne sera pas le cas, même s’il ne tient pas compte d’une accélération des immatriculations de véhicules électriques. Il relève cependant que les avantages en matière de mobilité sont incontestables. La traversée du lac permettrait de nouvelles relations entre la Suisse et la France, offrant ainsi unemeilleure connexion du Grand Genèveaux réseaux régionaux, nationaux et supra-régionaux. Les charges sur le réseau autoroutier à la douane de Bardonnex et sur l’A40 au pied du Salève seraient, elles, allégées. Sans compter qu’en rapprochant ainsi les deux rives, l’impact sur le temps de parcours et les accidents serait indéniable. Le dossier genevois passera-t-il la rampe confédérale ? La traversée du lac sortira-t-elle de l’eau en 2040 ?

Adélita Genoud

Le saviez-vous ?

La section genevoise du TCS réunit les acteurs de la mobilité sur le plateau de Radio Lac dans l’émission Carrefours tous les mardis de 14h à 15h. Les replays sont disponibles sur la page internet de Radio Lac.

Qu’est-ce qu’un pôle d’échanges multimodal ?

Velostation, gare, trams et bus ©Image TCS Anaïs Pitteloud

Les pôles d’échanges multimodaux sont des lieux où se connectent différents modes de transports mais pas uniquement. Ils deviennent de vrais villes dans une ville. Sylvain Guillaume-Gentil, Directeur général de Transitec décode le concept de pôle d’échanges multimodal.

Bonne écoute !

Le leasing automobile, comment ça marche ?

Aujourd’hui, la moitié des voitures neuves achetées en Suisse le sont en leasing. Avec des conditions parfois compliquées à comprendre, comment s’y retrouver et quels sont les pièges à éviter ? Lucio Strummiello, vendeur automobile au garage Nissan RRG à Meyrin, nous donne ses conseils.

Avant toute chose, qu’est-ce qu’un leasing ? C’est une façon d’acheter qui va vous permettre d’acquérir de véhicule sans mobiliser des fonds. 3 parties prenantes : garage, acheteur, organisme bancaire.

Les deux différents types de leasing que l’on peut trouver en Suisse :

  1. L’achat (crédit) : au moyen d’un crédit auprès d’une banque et vous achetez le véhicule au prix mentionné. Vous devrez ensuite rembourser la banque (incluant des intérêts). Sur une somme totale de CHF 20’000.-, le crédit est comptabilisé sur l’ensemble du montant et vous devenez directement propriétaire du véhicule.
  2. La location pure : on loue un service, on n’est pas propriétaire du véhicule. A la fin du leasing, il restera une valeur résiduelle qui peut être payée ou non à la toute fin. Par exemple sur CHF 20’000.- du prix total, vous pourrez laisser CHF 5’000.-. Il y a également des contraintes en termes de kilomètres parcourus.

Si vous souhaitez revendre le véhicule, il faudra en premier lieu solder l’organisme bancaire du montant qu’il reste à payer. Si l’on se retrouve dans l’incapacité de payer son leasing, il faudra contacter la banque qui vous donnera le montant pour racheter le leasing, ainsi que d’éventuelles pénalités.

Au niveau des assurances, en cas de leasing (location) et contrairement au crédit, vous avez l’obligation de prendre une casco complète. En cas d’accident, si le véhicule est totalement détruit, c’est alors l’assurance qui prendra en charge les dommages.

Il est également tout à fait possible contracter un leasing pour acheter un véhicule d’occasion. Cela fonctionne de la même manière que pour un véhicule neuf.

Soyez tout de même extrêmement prudents car malgré certaines publicités très attractives concernant les taux de leasing, on peut vite se retrouver avec des frais supplémentaires (réparations, entretien, assurance, reprise).

Pour approfondir sur le sujet, n’hésitez pas à consulter notre article sur notre site internet TCS.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Le leasing automobile, comment ça marche ?

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Voitures autonomes, quel avenir pour le stationnement ?

Chaque jour, de nombreux automobilistes partent à la recherche de ce qu’ils convoitent ardemment : la place de parking libre. Une fois le Graal trouvé, il va encore falloir passer à la caisse. Et par habitude, on fait le fond de ses poches en espérant trouver suffisamment de petite monnaie pour s’acquitter du montant nécessaire. Malheureusement, il arrive bien souvent qu’on se retrouve uniquement avec quelques centimes qui ne couvriront même pas la demi-heure de stationnement.

A l’ère des nouvelles technologies, cette méthode semble bien dépassée. Mais peut-on réellement faire autrement ? Philippe Menoud, Directeur général d’IEM SA, entreprise genevoise qui développe de nombreuses solutions en matière de stationnement dématérialisé, nous exprime sa vision actuelle et celle des années à venir.

Pour la plupart de gens, payer son stationnement se résume à l’horodateur. Et ce, car il était jusqu’à récemment le seul moyen de s’acquitter des frais de parking. Mais l’on peut évidemment se poser la question si ce système est toujours viable à l’ère des nouvelles technologies et plus précisément à celle du smartphone. Car à présent, c’est bien le paiement par mobile qui intéresse. En toute logique.

Aujourd’hui, il est désormais possible de payer grâce à différentes applications mobiles. A Genève, on retrouve : ParkNow, EasyPark, PrestoPark et ParkingPay. Afin d’en savoir plus et choisir celle qui vous convient le mieux, vous pouvez vous rendre sur le site de la Fondation des Parking. Cette méthode de paiement est désormais répandue dans de nombreux pays mais également dans plusieurs villes en Suisse. Certaines d’entre elles offrent également l’avantage de vous indiquer le taux d’occupation dans une zone précise ou dans les différents parkings publiques. Un atout non négligeable quand on additionne le nombre de minutes passées à tourner en rond en espérant trouver la place tant attendue.

Malgré les bénéfices certains pour les automobilistes, ces applications restent pour le moins sous-utilisées à l’heure actuelle. Dans la cité de Calvin, 70% des paiements se font encore avec de la monnaie ou par carte de crédit à l’horodateur. Ce dernier a donc encore quelques belles années devant lui avant sa (très probable) disparition à long terme.

Enfin, avec l’arrivée des voitures autonomes dans les décennies à venir, on pourrait presque s’imaginer un monde sans places de parking publiques. Car votre véhicule rentrera se garer tout seul sur votre place privée à la votre domicile après vous avoir déposé au bureau, et viendra vous chercher de la même manière. Et la galère de chercher une place durant des heures ne sera alors qu’un lointain souvenir.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Voitures autonomes, quel avenir pour le stationnement ?

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Accidents de la route, quels sont les comportements à risque?

Dans un article publié sur le site de Tribune de Genève le 4 mai 2021, on retrouvait un graphique indiquant les principales causes des accidents de la route à Genève. Dans 73% des cas, c’est le comportement de la personne qui est pointé du doigt. L’état de la personne est responsable de 13% des cas et celles des infrastructures uniquement 0,06%. Patrick Pulh, Chef de la Police Routière de Genève, nous fait part de ses constatations.

On peut déjà discerner les comportements dits « volontaires », c’est-à-dire la consommation d’alcool, de stupéfiants ou de médicaments, où la personne s’est mise dans un état second en toute conscience et par sa propre initiative. Viennent ensuite les comportements liés à l’inattention, comme l’usage du téléphone portable, la manipulation de la radio, voire même la lecture trop attentive de panneaux publicitaires. Les écrans de plus en plus présents dans les nouveaux véhicules représentent eux aussi une source de distraction non négligeable, et ce malgré les messages d’avertissement qui s’affichent lors du démarrage.

Concernant les aides à la conduite, une étude avait été réalisée à Berlin dans les années 70 et il a été conclu que les véhicules ayant le plus d’aides étaient impliqués dans davantage d’accidents. Cela s’explique par le fait que le conducteur se repose un peu trop sur celles-ci et se retrouve, par conséquent, moins attentif. Aujourd’hui, d’autres études plus récentes ont été menées et la conclusion est toujours la même.

Afin de maximiser sa capacité d’attention au volant, il est important de réduire tous les bruits extérieurs, radio comprise. Car tant que notre esprit est distrait, la concentration sur la route diminue fortement et le risque d’accident augmente alors considérablement.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Accidents de la route, quels sont les comportements à risque ?

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Des primes pour les collaborateurs qui empruntent les transports en communs

Toucher une allocation de son employeur en fonction du moyen de transport que l’on utilise pour venir travailler ? Cela paraît très futuriste mais pourtant ce concept existe déjà.

Thomas Jacobsen, responsable de la communication chez Infomaniak nous explique que l’idée est déjà mise en place depuis un certain temps dans l’entreprise. Le but est évidemment d’encourager les employés à se déplacer avec les transports en commun, à pied, à vélo, ou encore à trottinette. En effet, en fonction du moyen de transport utilisé et de son taux d’utilisation, un employé peut percevoir jusqu’à CHF 1’500.- par année.

Du côté des collaborateurs, les retours sont positifs à deux niveaux :

  1. Ceux qui venaient en scooter ou voiture se rendent compte qu’à vélo ou à trottinette, le temps de trajet est considérablement réduit.
  2. Cela procure des avantages non négligeables sur la forme physique et le bien-être d’une manière générale.

Enfin, pour Thomas Jacobsen, faire du business c’est quelque chose de « durable » pour l’entreprise, mais aussi pour l’environnement.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Des primes pour les collaborateurs qui empruntent les transports en commun

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Cyclotourisme : les infrastructures sont-elles à la hauteur ?

Depuis le début de la pandémie, le cyclotourisme continue de faire de plus en plus de nouveaux adeptes. Mais les infrastructures sont-elles réellement adaptées à son usage quotidien ? Selon plusieurs associations, on pourrait mieux faire ! Décryptage.

La saison printanière démarre sur les chapeaux de roues pour les cyclistes ! Une pétition a d’ores et déjà été adressée aux CFF afin d’aménager davantage d’espace pour les vélos dans les trains, mais également pour demander la suppression des réservations obligatoires dans les Intercity. Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale et vice-présidente de l’association Pro Vélo Suisse, fait part de son mécontentement.

En effet, depuis le 21 mars il est désormais nécessaire d’effectuer une réservation sur le site web ou sur l’application des CFF afin de pouvoir embarquer à bord des trains grandes lignes avec son vélo. Cette mesure suscite l’indignation des cyclistes et des associations de défense. Et selon Delphine Klopfenstein Broggini, cette règle pourrait également décourager bon nombre de cyclistes. « Cela fait plus de vingt ans que Pro Vélo demande aux CFF une meilleure cohabitation avec les cyclistes » souligne-t-elle, « et la réponse donnée aujourd’hui est un pas en arrière« .

De l’autre côté, la compagnie ferroviaire réfute l’idée que ces mesures servent à dissuader les cyclistes. L’objectif est simplement de mieux rationnaliser et fiabiliser l’expérience de transport pour tous les passagers.

D’autres points sont également abordés dans cette pétition, notamment une billetterie plus simple, une meilleure information à la clientèle ou encore davantage d’espaces modulables à bord. Car aujourd’hui prendre le train avec un vélo « relève du parcours du combattant » affirme la vice-présidente. Outre le billet passager, il faut également acheter une carte journalière pour le vélo et à ceci s’ajoute donc la réservation, également payante. « Trois prix pour un voyage » résume-t-elle.

En attendant un retour sur cette pétition, la conseillère continuera à développer et promouvoir l’utilisation du vélo, notamment les vélos en libre service (VLS), la combinaison train et vélo, ou encore l’aménagement du territoire afin d’accueillir les cyclistes en toute sécurité.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Cyclotourisme, les infrastructures sont elles à la hauteur ?

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Bien choisir son vélo électrique

Depuis quelques années la cote des vélos électriques ne fait que grimper. On dénombre aujourd’hui pas moins de 170 millions d’unités vendues à travers le monde. L’offre se développe à vitesse grand V et il devient parfois difficile pour le consommateur de s’y retrouver et de faire un choix. Quels sont les points importants à vérifier lors de l’achat ? Philippe Ravn, patron d’un magasin de vélos à Genève et membre de Pro Vélo, nous donne ses conseils.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les vélos électriques existaient déjà il y a plus de trente ans ! Naturellement, la capacité des batteries, la puissance des moteurs et l’efficacité des freins ont grandement évolués. Car de nos jours on déplace énormément de choses à vélo et sur de plus longues distances.

Différentes catégories

Il existe aujourd’hui différentes catégories de vélos électriques. On peut cependant déjà les classer en deux grands groupes :

Les vélos « lents » (jusqu’à 25km/h) » :

  • Port du casque facultatif (mais vivement recommandé)
  • Possibilité de rouler dès 16 ans sans permis ou dès 14 ans avec un permis de vélomoteur

Les vélos « rapides » (plus de 25 km/h) :

  • Plaque jaune obligatoire (comme un vélomoteur)
  • Port du casque obligatoire
  • Rétroviseur obligatoire (au moins du côté gauche)

D’une manière générale, les vélos « lents » sont recommandés à celles et ceux qui auraient des enfants à déplacer et/ou des trajets à effectuer d’environ 5-6 kilomètres. A contrario, les vélos « rapides » sont conseillés à celles et ceux qui effectuent des trajets de plus de 15 kilomètres.

Concernant l’effort nécessaire à fournir, il est ajustable sur la grande majorité des vélos électriques. Différents niveaux d’assistance sont proposés et vous permettent notamment de choisir entre muscler vos mollets ou simplement arriver au bureau sans une goutte de sueur.

Le prix

Le prix moyen d’un vélo électrique « lent » (<25 km/h) de bonne qualité est d’environ CHF 2’500.-. Pour un modèle « rapide » (>25 km/h), il faut compter environ CHF 4’000-4’500.-, voire davantage si l’on souhaite du très haut de gamme.

Recommandations

Il est vivement conseillé d’essayer le vélo avant de l’acheter. Car tous possèdent des attributs différents et la maniabilité peut passablement varier d’un modèle à un autre. Il faut également prendre en considération l’emplacement de la batterie, car celle-ci peut grandement influer sur le centre de gravité en cas de transport d’enfants ou de marchandises. La taille du vélo et son utilisation doivent également être pris en compte minutieusement afin d’éviter toute déception quelques mois après l’achat. Par ailleurs, nous vous recommandons vivement de suivre les cours e-bike du Touring Club Suisse afin de vous donner toutes les clés pour connaître les finesses de la conduite à vélo électrique et ainsi savoir gérer efficacement sa puissance et éviter les pièges de la vitesse.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Bien choisir son vélo électrique

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Reprendre sa moto après l’hiver

Quelles sont les bonnes pratiques afin de reprendre sa moto dans les meilleures conditions après l’avoir laissée dormir durant toute la saison hivernale ? Jean-Pierre Knoblauch, responsable de la sécurité routière et instructeur au TCS, nous donne ses conseils.

Après plusieurs mois sans l’avoir faite rouler, il est impératif de contrôler plusieurs éléments de sa moto. A savoir :

  • La batterie : vérifiez si votre moto démarre normalement via le starter. Si ce n’est pas le cas, la batterie doit sans doute être rechargée voire remplacée. N’hésitez pas à contacter l’assistance TCS (0800 140 140) si vous ne pouvez ou ne savez pas le faire vous-même.
  • Les pneus : ils doivent être en bon état et ne pas être trop vieux. Des pneus trop anciens durcissent et tiennent moins la route. Le profil doit également être contrôlé avec beaucoup d’attention. En effet, des pneus trop lisses peuvent être très dangereux et même être illégaux si leur profil est de moins de 1.6mm.
  • Les niveaux : contrôler les niveaux des liquides de frein et de refroidissement car ces derniers pourraient avoir couler à cause d’un joint qui aurait, par exemple, séché.
  • Le système d’éclairage : point également primordial car l’on sait qu’en moto il est essentiel d’être vu. Bien penser à vérifier les phares avant et arrière (aussi lorsque l’on actionne les freins), les clignotants ainsi que l’éclairage de la plaque d’immatriculation.
  • Le motard (vous !) : se remettre selle tranquillement afin de reprendre les bonnes habitudes. Par exemple faire quelques manœuvres dans un parking avant se relancer dans le trafic, tester ses freins et les différentes options de votre moto. N’hésitez pas à éventuellement prendre un cours de perfectionnement si vous ne vous sentez plus très à l’aise sur votre deux-roues.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Reprendre sa moto après l’hiver

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

%d blogueurs aiment cette page :