L’utilisation commerciale des drones

Accessibles au grand public depuis peu mais rapidement devenus très abordables, les drones continuent de faire parler d’eux dans les médias et sur les réseaux sociaux. Désormais ce sont les entreprises qui s’y intéressent de très près.

Déjà utilisé depuis de nombreuses années par les professionnels des milieux cinématographiques, le drone était encore un appareil hors de prix pour le commun des mortels il y a peu. Aujourd’hui démocratisé, il est possible d’acquérir un modèle d’entrée de gamme sous la barre des CHF 100.-.

Les vidéos sur YouTube se multiplient chaque jour et chacun est libre de s’adonner à cette pratique quand il le souhaite et ceci, partout où cela n’est pas expressément interdit (aux abords des aéroports par exemple).

Aujourd’hui, ce sont les entreprises qui rêvent de mettre à profit ces engins avec une vision plus « futuriste » de leur utilisation. On pense notamment à Amazon qui effectue de nombreux essais afin d’arriver à terme, si les contraintes le permettent, à la livraison de colis par le biais de ces drones.

La Poste Suisse a également effectué plusieurs tests en Suisse alémanique, dont les résultats ne sont malheureusement pour l’heure, pas très concluants. En effet, l’un de ces tests consistait à effectuer des vols autonomes entre deux hôpitaux, c’est-à-dire sur même trajet prédéfini, mais plusieurs drones ont terminé leur course dans le lac ou dans la forêt.

On peut également s’imaginer un monde où des milliers de drones transportant de la nourriture ou des vêtements et que l’un d’eux tombe, ce seraient plusieurs kilos qui pourraient grièvement blesser voire tuer un passant qui se trouverait en-dessous.

Au-delà de leur utilisation pour la prise d’images, les drones sont notamment utilisés par les agriculteurs afin de répandre un produit spécifique dans une zone précise (un arbre malade par exemple), par les ingénieurs dont les drones sont équipés de caméras infrarouges, ou encore par les sociétés de surveillance afin de protéger un site sensible.

Et pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient se lancer dans le pilotage de drones, le TCS propose des cours de drone, aussi bien pour les débutants que pour les plus expérimentés.

Cours de drones au Touring Club Suisse

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Les applications commerciales des drones

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Tourner à droite au feu rouge pour les vélos

Il s’agit de l’une des nouvelles dispositions sur la circulation en 2021, les vélos et cyclomoteurs peuvent désormais tourner à droite au feu rouge, sous certaines conditions.

Déjà en vigueur dans de nombreux pays et testée à Bâle durant trois ans, l’autorisation de tourner à droite lorsque le feu est rouge a déjà fait ses preuves. Cette nouvelle règle a notamment permis d’améliorer la fluidité du trafic sur les pistes cyclables, mais également sur les voies des véhicules motorisés, dont le démarrage au feu vert n’est alors plus gêné par les cyclistes.

Dans la pratique, le feu rouge se transforme alors en « céder le passage ». Cependant, cela est possible uniquement si le panneau noir avec un vélo jaune (voir image ci-dessous) est présent. Il faut donc rester attentif à cet indicateur car il n’est pas apposé sur tous les carrefours. S’il n’y pas de panneau, il faut alors respecter les règle de base en vigueur.

Panneau d’ « autorisation de tourner à droite au feu rouge »

Egalement avec pour objectif d’améliorer davantage la sécurité des cyclistes, il est maintenant possible de tracer un « SAS » par terre qui leur est dédié, même lorsqu’il n’y a pas de piste cyclable. Le « SAS » est par ailleurs obligatoire pour être autorisé à tourner à droite au feu rouge. Ce dispositif permet aussi de sécuriser les vélos afin qu’ils ne se retrouvent pas bloqués sur la droite lorsque les voitures démarrent.

L’objectif aujourd’hui est de donner des espaces propres aux différents modes de transport afin d’augmenter la sécurité et éviter les conflits en donnant un espace à chacun.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Tourner à droite au feu rouges pour les vélos

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La différence entre le devancement et le dépassement par la droite

Inscrite depuis de nombreuses années dans la Loi fédérale sur la circulation routière (LCR), l’interdiction de dépasser par la droite est l’une des règles les plus familières (mais pas pour autant la plus respectée) des citoyens suisses. A contrario, les articles de loi concernant les devancements restent relativement méconnus.

L’année 2021 est synonyme de nombreux changements sur nos routes. Après la conduite accompagnée dès l’âge de 17 ans et le permis moto 125cm3 dès 16 ans, un des changements majeurs concerne le devancement par la droite sur l’autoroute.

Depuis le 1er janvier 2021, la situation a été légalisée car l’on assistait régulièrement à des comportements particuliers sur l’autoroute lorsque le trafic ralentissait. Il était en effet fréquent de constater davantage de véhicules sur la voie de gauche, initialement prévue pour dépasser, que sur celle de droite, prévue quant à elle pour circuler normalement.

La première cause est notamment le fait que de nombreux conducteurs n’étant pas certains d’être autorisés à devancer par la droite, continuaient malgré tout à circuler sur la voie de gauche, contribuant ainsi à ralentir le trafic et créer des embouteillages.

La grande différence entre le devancement et le dépassement

En ce qui concerne le devancement, on ne rechange pas de voie. On continue de circuler à la même allure sur la même voie, tant que la circulation nous le permet. Quand on devance par la droite, on ne se rabat pas sur la voie de gauche.

Pour ce qui est du dépassement par la droite, c’est lorsque l’on est en train de circuler sur la voie de gauche, que l’on arrive derrière un véhicule et que l’on se décale sur la voie de droite afin de le dépasser pour ensuite se rabattre sur la voie de gauche. Cette manœuvre est formellement interdite.

Enfin, on rappelle la règle de base qui stipule que l’on circule sur la voie de droite et que l’on dépasse sur la voie de gauche.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Carrefours (Radio Lac) : Le devancement par la droite sur l’autoroute

Carrefours (Radio Lac) : Tous les podcasts

Les trottinettes électriques

Elles s’invitent de plus en plus dans notre quotidien car elles offrent de vraies alternatives en matière de mobilité urbaine. Cependant, leur utilisation n’en reste pas moins dangereuse. Comme tout véhicule, son utilisation est réglementée. C’est pourquoi il est primordial de connaître et respecter les règles en vigueur.

Si vous avez l’intention d’acquérir prochainement votre propre trottinette électrique ou même si vous en possédez déjà une, il est important de tenir compte des informations suivantes :

Permis ou pas permis ?

  • Avant 14 ans, il est illégal de conduire une trottinette électrique ou un vélo électrique
  • Entre 14 et 16 ans, il est obligatoire d’être titulaire du permis M (vélomoteur)
  • Dès 16, il n’est plus nécessaire de posséder de permis

Il est important de noter que beaucoup de trottinettes ne sont pas homologuées pour aller sur la route et sont par conséquent, utilisables uniquement sur terrain privé. Informez-vous correctement auprès de votre revendeur au moment de l’achat.

Afin d’être homologuée à circuler sur la route, la trottinette :

  • Ne doit pas avoir un moteur de plus de 500 watts
  • Ne doit pas dépasser les 20 km/h
  • Posséder un feu avant et un feu arrière
  • Posséder 2 freins indépendants
  • Posséder une sonnette

Les trottinettes électriques ont le droit de rouler :

  • Sur les pistes cyclables (recommandé)
  • Sur la route

Il est formellement interdit de rouler sur les trottoirs (passible de contravention)

Par ailleurs, le port du casque n’est pas obligatoire mais est fortement recommandé.

  • Le Touring Club Suisse a testé pour vous de nombreux modèles que nous vous invitons à découvrir ici.

Retrouvez de nombreuses informations dans notre podcast « Carrefours » sur Radio Lac tous les mardis de 14h à 15h !

Votre assurance auto en quelques mots

Pour bien choisir son assurance automobile, il est important de connaître quelques notions de base.

On les répertorie en trois grandes catégories :

  1. La Responsabilité Civile Véhicule à moteur (RC) : C’est l’assurance de base obligatoire pour le bureau des autos puissent délivrer les plaques d’immatriculation. Pour faire simple, il s’agit de l’assurance « qui casse paie », c’est-à-dire qu’on doit payer si l’on a un accident.
  • La casco partielle : Prend notamment en charge les dégâts dus aux intempéries comme la grêle ou un arbre qui tomberait sur votre véhicule, mais également en cas de vol.
  • La casco accident (ou casco complète) : Cette assurance prend en charge vos propres dommages. C’est par exemple le cas si vous endommagez vous-même votre pare-chocs en marche arrière contre un poteau. Ce type d’assurance est généralement conseillé aux véhicules neufs et est obligatoire sur tous les véhicules en leasing.

Excepté les personnes ayant souscrit à un leasing, chacun est totalement libre de choisir son type d’assurance. Il existe également de nombreuses options additionnelles comme le « dommage parking », couvrant alors les frais de réparations si quelqu’un venait à rayer votre véhicule stationné.

Comment faire baisser ses primes ?

  1. Respecter la loi sur la circulation routière (LCR) 😊
  2. Faire attention à bien choisir les types de couverture qui vous conviennent pour votre véhicule (comme certaines options additionnelles)
  3. Vous pouvez aussi économiser en évitant les doublons (par exemple si l’assistance dépannage est déjà incluse par le constructeur)
  4. Prendre l’option « protection du bonus » qui vous autorise à déclarer un cas par année sans voir votre prime augmenter l’année suivante

Ecouter les podcasts suivants :

Autres liens sur le thème :

Dompter sa petite reine pour rouler serein en ville

Se déplacer à bicyclette en ville ? Comment vous dire ? Certaines personnes, déroutées et effrayées par l’intensité du trafic, préfèrent y renoncer. Le TCS à Genève a proposé dès le printemps des cours sur mesure qui permettent aux participants de déjouer les dangers et circuler en toute sécurité. Il est encore temps d’en profiter, le dernier cours a lieu le 1er septembre !

Voici un petit reportage pour vous donner une idée car oui j’y suis allée.

Mimi, Brigitte et Astrid se tiennent debout devant leur vélo qui repose sur la béquille. Toutes trois écoutent pour l’instant, avec la plus grande attention, le préambule de Jean-Michel Retfalvi, instructeur et anciennement Responsable de la Brigade d’éducation et de prévention.

Les trois participantes au cours suivent attentivement les instructions de Jean-Pierre Retfalvi pour apprendre à bien maîtriser leur vélo. Jean-Michel est aujourd’hui actif au sein du TCS Genève en tant que membre du Comité et commissaire au sein de la commission Sécurité et prévention. Son expérience en tant que Responsable de la Brigade d’éducation et de prévention est précieuse. Les participants sont donc entre de bonnes mains.

Le cours, qui va durer plus de trois heures, portera sur des éléments théoriques, notamment tout ce qui relève des dispositions légales en matière de déplacement à vélo, sur des exercices favorisant une bonne maîtrise du deux-roues et enfin une mise en pratique des consignes à travers les rues de Genève. «Chaque élève devra revêtir un gilet jaune avant de s’élancer sur les bandes et pistes cyclables», lance d’emblée l’instructeur. Même si le vêtement fluorescent n’est pas obligatoire, il est vivement recommandé par le TCS à des fins de visibilité et donc de sécurité.

Chacun son objectif

Brigitte, une sémillante septuagénaire, n’est pas une débutante. «Je fais du vélo depuis mes plus tendres années», déclare-t-elle à la cantonade. Si elle s’est inscrite aujourd’hui à un cours de perfectionnement c’est pour sortir des sentiers battus, autrement dit s’aventurer sur de nouveaux itinéraires hors du périmètre qu’elle a l’habitude de sillonner. Astrid, une jeune maman, n’a quant à elle pas envie, de rester à la traîne lorsque ses enfants, habiles cyclistes, veulent l’entraîner pour une promenade dominicale. Mimi confie pour sa part que, depuis l’émergence de Covid-19, elle n’a guère envie d’emprunter les transports en commun. «J’aimerais acquérir un peu plus d’aisance avant de me lancer à l’assaut des routes genevoises et me rendre à mon travail chaque jour». Et c’est bien face à la multiplication des cyclistes en ville de Genève et en périphérie – singulièrement depuis la crise sanitaire – que Jean-Pierre Knoblauch, Responsable sécurité routière au TCS Genève, et son équipe ont eu l’idée de mettre en place le module «vélo urbain».

Jean-Michel Retfalvi, observant tour à tour les trois bicyclettes des participantes, énonce maintenant l’équipement requis. Si la sonnette, n’a plus de caractère obligatoire, en revanche l’éclairage avant (blanc) et arrière (rouge) ainsi que les catadioptres (disques réfléchissant la lumière) sont dûment requis. Et le port du casque, dont chaque élève s’est soigneusement munie? «Pour les vélos classiques, il n’est nullement exigé par la loi, qui ne le préconise que pour les bicyclettes électriques atteignant une vitesse de 45 Km/h», affirme le commissaire Sécurité et prévention. Mais là encore le TCS en recommande l’usage au même titre qu’il invite les cyclistes à opter pour de bonnes chaussures et des vêtements couvrants qui réduiront l’impact des chutes éventuellement.

En selle

Les trois adeptes de la petite reine sont désormais confrontées à un gymkhana entre cordelettes et cônes installés sur l’esplanade des Vernets. Il s’agit de garder le cap, de tendre un bras, de tourner la tête pour indiquer un changement de direction. Les premières tentatives sont hésitantes mais au troisième passage, les trois cyclistes zigzaguent avec habileté autour des obstacles. Reste encore à bien appréhender le jeu des priorités et des dépassements. «Si sur la chaussée la bande peinte en rouge constitue une indication pour les automobilistes qui doivent alors céder la priorité aux cyclistes, pas question pour autant de baisser la garde. Il faut rester vigilant en toutes circonstances», insiste l’instructeur. Et de rappeler que la façon la plus fiable de se positionner devant un stop ou un feu rouge en présence d’un poids lourd est de demeurer à l’arrière sur le côté et de s’abstenir de remonter le long du véhicule. Car la visibilité est généralement insuffisante pour le conducteur du camion».

Voilà les trois élèves prêtes à suivre l’instructeur pour un tour de piste à Carouge. Prêtes aussi à mettre en pratique les conseils judicieux nouvellement acquis et qui reposent sur deux valeurs essentielles: respect des autres usagers de la chaussée et renonciation en cas de difficulté. Un peu sur l’air de rien ne sert de courir, mieux vaut partir à point. 

Adélita Genoud

L’inscription pour le prochaine cours Vélo en ville, c’est par ici !

Aménagements cyclables : Itinéraire bis Place du Cirque – 22 cantons

L’aménagement cyclable provisoire réalisé sur le Boulevard Georges-Favon et la rue des Terreaux-du-Temple offre un tracé « direct » entre la Place du Cirque et la Place des 22-cantons. Les comptages effectués sur place révèlent d’importantes nuisances provoquées par les embouteillages quasi constant la journée, même en dehors des heures de pointe. Le TCS Genève propose de rétablir cette deuxième voie au trafic motorisé et d’envisager un itinéraire bis via le quartier des banques et Bel-Air.

Utiliser le vélo en milieu urbain, ce n’est pas seulement faire preuve d’aptitudes physiques nécessaires, mais c’est aussi « acquérir une expérience des situations concrètes de la circulation (avec le trafic motorisé) ; disposer d’une bonne connaissance du territoire fréquenté (pour trouver un itinéraire adéquat, éviter les obstacles naturels ou les coupures dans le tissu urbain) ; pouvoir estimer la durée des déplacements ; posséder des connaissances pratiques (s’orienter, planifier un enchaînement d’activités, effectuer des réparations11, etc.). » (réf. « Aller au travail à vélo, p. 25).

Pour ceux qui cherchent un itinéraire bis hors des axes structurants entre la Place du cirque et la Place des 22-cantons, le tracé décrit ci-dessous offre des aménagements cyclables sur la quasi-totalité du parcours dans un quartier où la vitesse est réduite. Seul le passage au niveau de la Place Bel-Air demande de la vigilance, en raison des lignes de tram au sol et des nombreux piétons et transports publics qui y transitent.

Pour comparer le temps parcouru entre l’itinéraire via le Boulevard Georges-Favon et le quartier des banques, je l’ai effectué à deux reprises sur chaque axe, en respectant les feux rouges et en roulant à environ 20 km/h. Il y a effectivement un gain de temps avec l’aménagement provisoire, mais il est assez substantiel par rapport au temps de parcours qui va jusqu’à quadrupler pour les véhicules motorisés (20 minutes au lieu de 5 pour aller de la Place du Cirque au 22-canton).

Voici l’itinéraire proposé :

Rue Bovy-Lysberg – Bd du théâtre – Rue du Grütli – Rue du Stand – Rue de la Corraterie- Place Bel-Air- Rue de la Tour-de-l’Ile – Rue Coutance – Rue de Cornavin

Les chronos

Yves Gerber, directeur du TCS Genève

Équiper son vélo

C’est le moment de sortir son vélo ou vélo électrique. Il n’y a pas de contrôle technique pour ce moyen de transport. C’est à chacun de nous à veiller à ce que l’équipement de notre vélo soit réglementaire.

L’équipement obligatoire pour un vélo

  • Éclairage (non clignotant) blanc à l’avant et rouge à l’arrière
  • Catadioptres blanc à l’avant et rouge à l’arrière
  • Catadioptres jaunes à l’avant et à l’arrière des pédales
  • Sonnette

Pour les vélo électriques rapides (assistance au pédalage jusqu’à 45 km/h) vous ajoutez ces éléments :

  • Éclairage de cyclomoteur fixe
  • Plaque d’immatriculation
  • Rétroviseur gauche
  • Le port du casque est obligatoire

L’équipement recommandé à vélo

Éléments à vérifier

  • Les pneus : le profil doit être en bon état (sans fissures ou profil marqué) et la pression doit correspondre à l’indication sur les flancs des pneus. Les pneus ne doivent pas avoir plus de 5 ans!
  • Les freins à disque : vérifiez l’usure des plaquettes (à changer si l’épaisseur est de 0.5 mm ou moins) et du disque lui-même
  • Les freins à jantes : vérifiez les caoutchoucs (à changer si les caoutchoucs présentent des fentes de 11 mm ou plus)
  • La chaîne : faites-la vérifier par un professionnel ou vérifier-la au moyen d’un appareil de mesure pour l’usure de la chaîne
  • Entretenez régulièrement la chaîne. Pour cela ajouter une goutte d’huile depuis en haut sur la partie inférieure et faire tourner la chaîne en faisant tourner la pédale à l’envers.
  • Les roues : appuyer avec les doigts sur deux rayons à la fois. S’ils sont lâches, adressez-vous à un professionnel ou changer les roues vous-mêmes.
  • Pour les vélos électriques : stockez votre batterie en hiver à l’intérieur (entre 10-20°) et chargez-la jusqu’à 50-70% de sa capacité pendant cette période sinon elle va être défectueuse.

Amendes d’ordre pour les cyclistes

  • Griller un feu rouge 60 frs.
  • Rouler sur le trottoir 40 frs.
  • Rouler dans les zones piétonnes 30 frs.
  • Ne pas accorder la priorité à un passage pour piétons 40 frs.
  • Circuler sans feu, de nuit sur une route éclairée 40 frs.
  • Circuler sans feu, de nuit, sur une route non éclairée 60 frs.
  • Circuler sans le catadioptre fixé à demeure 40 frs
  • Ne pas observer les signaux de prescription (« accès interdit », etc.) 30 frs.-
  • Transporter une personne de plus de 7 ans 20 frs.
  • Circuler sur une voie réservée aux bus 30 frs.-
  • Ne pas utiliser la piste cyclable ou la bande cyclable (si existante) 30 frs.-
  • Utiliser la bande cyclable à contresens 30 frs.-
  • Ne pas s’arrêter complètement à un stop (« stop coulé ») 30 frs.–
  • Se garer à un endroit où l’arrêt ou le parcage est interdit 20 frs.
  • Circuler sans sonnette 20 frs.
  • Ne pas porter le casque (pour vélo électriques et cyclomoteurs) 30 frs.

Source des amendes d’ordre

Genève, mon vélo et moi

Fabienne P est une cycliste genevoise qui, depuis 10 ans, est convaincue des avantages et bienfaits de la mobilité active. Pour l’ensemble de ses déplacements, elle fait du vélo tout le temps (et quelle que soit la saison). Portrait d’une passionnée de la petite reine qui nous livre ses trucs et astuces pour rouler en toute sécurité. 

© iStock

Le vélo s’est rapidement imposé à Fabienne, qui habite dans une zone de Genève où il y a peu de transports publics ou s’il y en a, ils restent souvent coincés sur leur voie dans de monstres embouteillages, surtout aux heures de pointe. Depuis qu’elle se rend à vélo de Veyrier (où elle habite) au Petit-Lancy (où elle travaille) dans les deux sens matin et soir, Fabienne a pris ses marques. Le vélo, c’est la fois plus pratique et plus rapide (30 minutes porte à porte), sans oublier la possibilité de se parquer aisément sur son lieu d’arrivée, sans avoir à se poser de questions.

Astuce n° 1

Déterminer son trajet

Tous les matins et tous les soirs, Fabienne emprunte le même trajet, privilégiant les petits chemins de traverse plutôt que les grands axes. «Il est primordial de réfléchir au trajet optimal, celui qu’on va prendre tous les jours, qui nous plaît, nous rassure et nous protège en même temps. Il faut l’essayer plusieurs fois et à différents moments de la journée. Il faut se familiariser avec, jusqu’à le connaître par cœur».

Astuce n° 2

Profiter

Sur son vélo, Fabienne se sent libre, elle fait du sport et elle respire! Le vélo constitue une parenthèse, un moment de pause, un véritable sas entre le domicile et le travail. Au guidon de son vélo, on profite de son indépendance et on est moins exposé(e) au stress, surtout si l’on évite les grands axes de circulation, souvent bondés et anxiogènes.

Astuce n° 3

Mon vélo, mon meilleur ami

Fabienne ne se déplace jamais sans son vélo préféré, un modèle (non électrique) qui est devenu un grand classique: un Citybike 21 vitesses, doté comme il se doit de son porte-bagages, de son panier et de ses pare-boue. Pour l’entretien, rien de plus facile. Et hop, nettoyage, graissage de la chaîne, gonflage des pneus, vérification du câble de vitesses sont à faire de manière régulière, en particulier à chaque changement de saison.   

Astuce n° 4

Bien s’équiper

Qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, Fabienne roule toujours avec son casque (avec une lumière arrière) et s’habille en conséquence. En cas de pluie ou de neige, elle sort ce qu’elle appelle «son équipement de cosmonaute», soit un pantalon de pluie, un ciré, des sur-bottes, une cape de pluie et des gants. «Avec cet équipement, il peut pleuvoir des cordes, j’arrive au bureau parfaitement au sec! Au cas où, je laisse au bureau un pantalon, des collants et une paire de ballerines». Autre conseil d’ami(e): «ne jamais se maquiller lorsqu’il pleut, c’est la base». À bon entendeur…

Astuce n° 5

Suivre les règles

  • Sur la route, un(e) cycliste est nettement plus vulnérable. D’où l’intérêt vital de:
  • redoubler d’attention
  • ouvrir les yeux (y compris ceux qu’on aimerait bien avoir dans le dos)
  •  ne pas mettre ses écouteurs
  • respecter les règles de circulation (un vélo doit respecter les feux)
  • faire preuve de civisme

«Ces derniers temps, il y a davantage d’incivisme je trouve. C’est dommage, les cyclistes ne sont pas toujours bienveillants entre eux, sans compter certains automobilistes ou conducteurs de bus qui, visiblement, n’en ont rien à faire. La politesse et la bienveillance auraient pourtant tout à gagner de rouler ensemble».

Astuce n° 6

Adapter sa conduite

Vous vous en doutez: on ne roule pas de la même façon sous un soleil radieux ou sous la pluie. «En été, on adapte sa vitesse et on roule moins vite, histoire de ne pas arriver trempé(e) de sueur au bureau. S’il pleut, on roule plus doucement et on redouble de vigilance en cas de mauvaise visibilité. S’il neige, on évite absolument de freiner». Idem de jour et de nuit: «on adapte son comportement et on modifie ses trajets. Inutile de se promener après 22 heures dans des zones désertes, sans aucune habitation à la ronde».  

Astuce n° 7

Se rendre visible

En vélo, Fabienne trouve que se rendre visible est une priorité, surtout de nuit. «En plus de mon casque (doté d’une lampe arrière), mon vélo est équipé de deux dynamos et de deux lampes: une à l’avant et une à l’arrière».

Astuce n° 8

Être une femme

Certains clichés ont la vie dure. «Ce n’est pas parce qu’on roule à vélo que l’on ne peut pas s’habiller joliment. À part la mini-jupe (que je déconseille) et les jupes longues et amples (qui risquent de se faire prendre dans les rayons), je m’habille comme je veux et suis tout le temps en talons!» Toutes les chaussures qui s’attachent et tiennent bien le pied sont donc les bienvenues (sauf celles en daim), même les sandales. 

Astuce n° 9

Accrocher son vélo

Pour être sûr(e) de ne pas se faire faucher son vélo, Fabienne recommande de toujours l’accrocher à quelque chose de bien costaud: «un poteau, une rampe, un arbre, n’importe quoi mais ne le cadenassez jamais tout seul, c’est trop risqué».

Astuce n° 10

Essayer, c’est l’adopter

Vous hésitez encore à devenir vous aussi adepte du vélo en ville? Un seul conseil: «prenez le temps d’essayer et surtout persévérez. Ce n’est pas en deux jours que vous allez devenir un as de la bicyclette. Le vélo c’est comme beaucoup de choses, ça s’apprend et on se perfectionne avec l’usage et le temps». Sans oublier de se faire accompagner à tout instant par des applications aussi faciles que pratiques, comme Geovelo par exemple. L’une des meilleures applis pour trouver sa voie à vélo!

Catherine Delaby

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Un vélo électrique, pour qui et pourquoi ?

Le vélo électrique est-il fait pour vous ? Le moment est-il venu de vous en offrir un, et à quel coût ? Pourquoi et comment cet investissement peut devenir intéressant sur le long terme ? Autant de questions auxquelles répond le TCS qui définit trois profils d’utilisateurs d’e-bike, et rappelle pour chacun de ces profils les coûts engendrés au kilomètre sur une durée de 10 ans. Sportif, pendulaire ou rouleur modéré, quel profil est le vôtre ?

Source : IStock

Il roule, il roule, le e-bike dans les rues de nos villes et de nos campagnes, et il ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Alliant mobilité douce et confort d’utilisation, le vélo électrique a assurément le vent en poupe en Suisse, et partout en Europe d’ailleurs. Comme beaucoup de monde (dont je fais partie), vous vous êtes sans doute posé-e la question sur la nécessité d’en acquérir un. Sur le papier, le vélo électrique a tout pour faire rêver… à un bémol près: le coût d’investissement qu’il représente et ce, à trois niveaux:

  • prix d’achat
  • entretien
  • recharge

PROFIL 1

Les rouleurs sportifs : Ils sont en tête de peloton et restent gagnants sur toute la ligne: ce sont eux en effet qui paient le moins au kilomètre effectué. Ils, ce sont les cyclistes qui effectuent près de 4’000 km par an, autant dire que ce ne sont pas des petits joueurs! En effet, ils n’hésitent pas à sortir leur vélo qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il neige… Pour ces amateurs de longues escapades sur route ou en tout-terrain, leur e-bike revient entre 0.3 et 0.5 francs par km.

Conseil d’amis : Le TCS recommande aux rouleurs sportifs de s’attarder avant tout et surtout sur le choix des pneus.

Vous êtes plutôt bitume? Certains e-bikes ont des pneus plus adaptés pour des sorties tout-terrain, d’autres pour les longues distances sur le bitume. Dans ce cas, choisissez un vélo de course rapide qui fonctionne sans assistance de pédalage lorsque la batterie est éteinte. Certains modèles peuvent aussi fonctionner avec un deuxième accumulateur, permettant de prolonger l’autonomie et de réduire le temps de trajet sans assistance électrique.

PROFIL 2

Les pendulaires : Ils roulent environ 2’000 km par an, sont souvent épris de liberté et adeptes de l’effort physique quotidien, sans oublier qu’ils ne veulent pas se prendre la tête avec les connexions entre les transports en commun. Leur credo à eux vous l’aurez deviné, c’est la facilité d’utilisation! Chaque kilomètre parcouru leur coûtera entre 0.5 et 0.7 francs.

Conseil d’amis : Le TCS conseille aux pendulaires de choisir un modèle d’e-bike (lent ou rapide à choix) pliable et léger (et donc facile à porter), qui se range aisément dans un coffre de voiture et voyage facilement dans les transports en commun.

Vous êtes une femme? De jolies versions sont spécialement conçues pour plaire aux femmes et aux jeunes filles soucieuses de rouler à l’aise dans leurs vêtements, sans avoir à se changer en arrivant au travail. 

PROFIL 3

Les rouleurs modérés : Ce ne sont pas de grands voyageurs (environ 1’000 km par an), mais ce sont des usagers fidèles et réguliers qui payent entre 0.6 et 0.9 francs en moyenne par km. Habitués aux petits trajets (pour faire leurs courses, aller au sport et/ou chercher leur enfant ici ou là), ces amateurs de la petite reine en ville sont attentifs à garder leur indépendance et n’apprécient pas plus que ça les transports publics. Pour eux, les modèles d’e-bikes faciles à manœuvrer et à parquer représentent la solution optimale.

Conseil d’amis : Pour ces rouleurs, le TCS préconise un e-bike «lent» et léger qui sera moins lourd à transporter et plus facile à parquer au domicile ou à proximité des commerces, sans oublier de l’équiper d’une remorque adaptée pour transporter les enfants et/ou d’un panier pour les achats. Un cadenas et une assurance antivol viendront compléter la panoplie du parfait rouleur modéré.

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IL A TOUT POUR LUI 

Le e-bike combine l’énergie d’un moteur électrique et le pédalage, et sa batterie reste son élément central. En autonomie, vous pouvez effectuer entre 50 et 150 km avant de recharger la batterie (comptez 3 à 6h de charge). La durée de vie de la batterie est certes limitée dans le temps (4 à 5 ans), mais elle résistera plus longtemps si vous en prenez soin:

  • en la retirant quand le vélo est à l’arrêt
  • en la maintenant avec au moins 60% de charge
  • en la protégeant du froid

DIFFÉRENCE ENTRE E-BIKE LENT ET RAPIDE

Avec un moteur de 20km/h, le e-bike lent atteint les 25km/h. Avec un moteur de 40km/h (plus lourd forcément), un e-bike rapide atteint les 45 km/h. Attention à ne pas confondre les deux, un e-bike lent étant considéré comme un cyclomoteur léger alors qu’un rapide entre dans la catégorie des cyclomoteurs et nécessite le permis M (dès 14 ans).

Bon à savoir

Un permis M que les jeunes de 14 à 15 doivent également posséder pour être autorisés à rouler sur un modèle lent.

Quel que soit le modèle de votre choix, le TCS vous conseille de l’équiper d’un rétroviseur gauche et de porter un casque (obligatoires sur un modèle rapide).

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Bonne route, les amis!

Catherine Delaby

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